Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

MA ROUEN : Sécurité bricolée, agents en danger !

Focus sur la nuit du Samedi 11/04 au Dimanche 12/04 – Cellule 212/2 (20h30 / 21h45) . Lorsqu’une Direction confond gestion pénitentiaire et improvisation, ce sont les agents qui trinquent. Retour sur une intervention qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

LA VÉTUSTÉ COMME DÉTONATEUR

Tout part d’une serrure qui tombe en lambeaux. Non, ce n’était pas une tentative d’évasion, mais la triste réalité de notre infrastructure : les serrures se desserrent seules ! Au lieu de traiter le problème technique, la Direction a exigé une fouille nocturne à la recherche d’outils qui n’existaient que dans son imagination.

LE JEU DES CHAISES MUSICALES AU MIRADOR

Pour pallier un piquet de nuit majoritairement féminin, la Direction a forcé le gradé de nuit à une rotation périlleuse des effectifs. On déplace les agents des miradors pour récupérer des personnels masculins. On déstabilise les postes pour une intervention qui viole les règles fondamentales.

Rappel : L’ouverture d’une cellule de nuit est interdite sauf mise en péril des occupants. Chercher des vis dans une serrure pourrie ne justifie pas de jouer avec la sécurité des collègues !

LE FIASCO DU CIBLAGE « JUNALCO »

L’obsession de la Direction pour le détenu sous suivi JUNALCO a tourné au ridicule. Résultat de la fouille sur ce profil : RIEN. Les deux portables trouvés par ailleurs ne sont qu’une maigre consolation face à une stratégie opérationnelle totalement erronée.

UNE ÉQUIPE PRISE AU PIÈGE, le gradé de nuit avait pourtant prévenu ! Trois détenus dans la cellule, un QD plein, supprimant toute marge de manœuvre en cas d’incident. Une configuration d’équipe imposée par des rotations de dernière minute. Si ça avait mal tourné, qui aurait assumé ? Certainement pas la Direction, confortablement installée dans sa satisfaction d’avoir fait « bouger les lignes ».

Pire encore le gradé de nuit aurait demandé le renfort des agents ELSP d’astreinte il obtiendra une fin de non recevoir arguant que cela ne fait pas partie de leurs missions ! Une honte .

L’UFAP UNSa Justice exige , la fin de ces rotations de postes pour des missions de fouille non urgentes. Une maintenance réelle des serrures pour que la vétusté ne soit plus un prétexte à l’insécurité.

Le respect des prérogatives du gradé de nuit qui est le seul juge de la faisabilité d’une intervention en fonction de ses effectifs.

LA SÉCURITÉ NE SE NÉGOCIE PAS. L’AMATEURISME DOIT CESSER !

Le bureau local UFAP UNSa Justice de la MA de Rouen

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