SÉCURITÉ… VOUS AVEZ DIT SÉCURITÉ ???

Alors que les agents étaient en pleine mobilisation pour dénoncer leurs conditions de travail et leurs insécurités, le vendredi 26 janvier 2018, lors de la fouille détenu à l’issue des parloirs, un détenu s’est comme par magie retrouvé en possession d’un paquet de cigarettes tubées, donc dans l’impossibilité totale de contrôler ce qu’il y avait dedans. Pas grave…, dans un souci de paix sociale, une fois de plus, notre hiérarchie décide de laisser ces cigarettes magiques au gentil petit détenu…, évidemment tout ce petit cinéma à l’encontre des textes en vigueur, de la sécurité de l’établissement, et de la crédibilité des agents qui eux ont fait leur travail… !!!

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS… ON S’EN TAPE !!!

Ce même jour aux alentours de 16H00, une extraction médicale d’urgence a été déclenchée pour un détenu escorte 3, connu défavorablement de nos services pour tentative d’évasion, troubles du comportement, risque auto et hétéro agressif… Rien que ça !!! Encore un mec sympa !

Les forces de l’ordre étant en sous-effectif  et ne pouvant effectuer l’escorte médicale, il est décidé de faire appel à 2 agents de l’UHSI, agents armés dont l’officier responsable et en charge de cette structure.

A 17H45, en relation avec la direction du CP de Nancy et week-end oblige, l’officier décide de quitter l’extraction médicale laissant ainsi les collègues sans forces armées, stupéfaits et clairement démunis !!!

COMME QUOI  LA CONTINUITÉ DU SERVICE PUBLIC NE S’APPLIQUE PAS POUR TOUT LE MONDE ET QUE DIRE DE CETTE INSECURITE ORGANISEE ?!?!?

FAITES CE QUE JE DIS MAIS FAIT PAS CE QUE JE FAIS !!!

Le 2 février 2018, ce même détenu était une nouvelle fois extrait à l’hôpital…N’ayant toujours pas de forces armées, les surveillants refusent d’accomplir cette mission dans ces conditions et ce pour un manque évident de sécurité. Comme le prévoit  l’article 24 Titre II Chapitre 3 du code de déontologie et la note de service n°189 en date du 09/10/2017.

Au vu de ces éléments, le directeur prend la drôle de décision, sans CPU sécurité, de descendre le niveau d’escorte afin d’accomplir dans l’urgence cette mission de la plus haute importance (petit bobo au doigt…).

Une HONTE ! Comment peut-on jouer avec la sécurité de tous avec cette facilité déconcertante et irresponsable ! Les voyous doivent bien se marrer… !!! Nous…, beaucoup moins…, ça grince des dents!!!

IL EST PLUS FACILE DE SANCTIONNER SES AGENTS À COUP DE TRENTIÈMES QUE DE METTRE TOUT EN OEUVRE POUR QUE CEUX-CI  EXÉCUTENT LEURS MISSIONS COMME IL SE DOIT ET SURTOUT EN TOUTE SÉCURITÉ !!!

L’UFAP-UNSa Justice informe notre direction, que si ce genre de décisions perdurent, nous bloquerons une nouvelle fois notre établissement sans préavis et convoquerons la presse pour narrer à nouveau nos conditions de travail…

Nous n’avons pas pris des trentièmes pour rien lors du denier mouvement social…et nous n’avons pas signé un chèque en blanc.

N’en déplaise à certains irresponsables et à nos autorités…, il va falloir vite redresser la barre de ce navire à la dérive !

A bon entendeur…

                                                                                          Nancy, le 15 février 2018.

                                                                                          Le Secrétaire Local,

  1. JASNIEWSKI,

 

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