mercredi 20 mars , 2019

SERVICE DE NUIT EN MODE DÉGRADÉ Une mise en danger des personnels, orchestrée par la direction !!!

A trois reprises les personnels ont été contraints d’assurer le service de nuit en mode « dégradé ». Tout d’abord le samedi 09 mars 2019 quand la directrice de permanence a pris la décision de mettre en péril l’établissement en ordonnant le fonctionnement du service de nuit à 9 au lieu de 10 agents malgré la possibilité précisée par la 1ère surveillante de nuit de rappeler un agent volontaire disposé à venir faire la nuit. Puis ce mardi 12 mars, le 1er surveillant de brigade alerte le planificateur de l’absence d’un agent pour le service de nuit. La seule réponse qu’il aura en retour est le maintien de la nuit à 9 agents, validé par un membre de la direction ! Et enfin le mercredi 13 mars, l’UFAP UNSA Justice prévenait la direction que la nuit était une nouvelle fois réduite à 9 agents. La direction s’était voulue rassurante en précisant qu’elle cherchait un agent à rappeler pour le soir même…. Finalement, les agents ont de nouveau fait la nuit à 9 ! QUELLE HONTE!!! LA DIRECTION SE FOUT ROYALEMENT DE LA SÉCURITE DES PERSONNELS ! La direction aurait-elle oublié la mutinerie des mineurs lors du service de nuit ou le personnel avait dû demander des renforts des forces de l’ordre ? Comment gérer également les trop nombreuses extractions médicales? A-t-elle pensé aux intrusions quasi quotidiennes du glacis pour des projections nocturnes ? Mais le plus lamentable reste à venir. Un 1er surveillant de nuit qui a « osé » critiquer dans le registre de nuit le peu d’intérêt que porte la direction locale à l’égard de sécurité des agents, vient d’être doublement sanctionné. Dans un premier temps il est officiellement viré du roulement et réaffecté de jour au CD avec effet immédiat, dans un second temps il fait l’objet d’une procédure disciplinaire. QUELLE BASSESSE!
L’UFAP UNSA Justice dénonce cette manière de mépriser les personnels et rappelle à la direction locale que le relevé de conclusions de Janvier 2018 dont l’application stricte vient d’être exigée par la Ministre de la Justice, préconise clairement l’arrêt total de tout service en mode dégradé.
Le directeur du CP LONGUENESSE se croit-il exempté de cette directive ?
Il ne suffit pas d’affirmer « qu’il n’y a plus assez de personnels pour combler les trous » pour se permettre de jouer avec la sécurité des agents!
Le bureau local UFAP UNSA Justice déplore cette gestion à la baisse pour économiser des heures voir des minutes au détriment de la sécurité du personnel.
Si le bureau local UFAP UNSA Justice dénonce régulièrement l’incapacité de l’administration à pallier les graves carences du CP LONGUENESSE en termes d’effectifs, elle n’acceptera pas que les agents fassent les frais ce cette politique laxiste. Le secrétaire local UFAP UNSA Justice Yannick LEFEBVRE

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