Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

SITUATION PLUS QUE TENDUE !!!

Depuis des mois, la situation de la maison d’arrêt de Carcassonne demeure plus que jamais préoccupante.

➡️ Aujourd’hui 161 personnes détenues pour 64 places : un taux d’occupation dépassant les 240 %, à Carcassonne, 150 détenus étant devenu un chiffre tristement habituel !!!

➡️ Des conditions de détention indignes, génératrices de tensions et de violences.

➡️ Un manque chronique de personnel dû à un organigramme inadapté, notamment dans la filière encadrement, qui contraint les brigadiers-chefs à enchainer les rappels et les officiers à pallier ces carences, poussant ces agents à la limite du supportable.

À cela s’ajoute une injustice flagrante : certains gradés accomplissent leurs missions au-delà de leur quota horaire sans rémunération à la hauteur de leurs efforts et de leurs investissements.

Un engagement sans faille, mais une reconnaissance absente !!!

L’UFAP-Unsa justice dénonce avec force la gestion injuste et arbitraire des fameuses astreintes “98” qui à l’instar de l’écrêtage pour les personnels administratifs, privent les agents d’une partie légitime de leur rémunération. Cette pratique s’apparente à une véritable escroquerie organisée par l’administration.

Elles traduisent un manque total de respect pour le travail fourni, et une application sélective des textes toujours à sens unique et toujours au détriment de ses personnels.

Vos agents de tous grades et de tout corps sont à bout de force !!!!

Pourtant épuisés physiquement et psychologiquement, ils continuent d’assurer leurs missions avec

professionnalismes et dévouement.

Mais combien de temps encore pourront-ils tenir ?

La surcharge de travail et le manque de reconnaissance mettent en péril la sécurité de

l’établissement, la cohésion des agents et la santé de tous les personnels.

Nous constatons que la Direction Interrégionale de Toulouse sait appliquer les textes quand cela l’arrange, mais reste bien silencieuse lorsqu’il s’agit de les faire respecter en faveur des personnels. Ce double discours mine la confiance et renforce le sentiment d’abandon au sein des équipes.

Lors d’un récent service de nuit, la maison d’arrêt de Carcassonne a une nouvelle fois subi les conséquences d’un système à bout de souffle.

Sur quatre agents présents, deux ont dû être envoyés à l’hôpital pour la surveillance d’un détenu,

ne laissant que deux agents pour assurer la sécurité de tout l’établissement.

Faute de brigadier-chef disponible, le seul restant étant légitimement en repos, c’est l’officier d’astreinte qui a été rappelé en urgence. Et malgré la situation de danger manifeste, la Direction Interrégionale de Toulouse a refusé d’appliquer la procédure du droit de retrait, pourtant prévu par la réglementation lorsque les forces de l’ordre ne peuvent venir prendre la garde statique.

Cette situation à persistée le lendemain, dépouillant encore notre détention de deux agents jusqu’à

20h30, heure du retour des collègues après le transfert du détenu à l’UHSI.

Une fois de plus, l’administration choisit d’interpréter la loi à sa convenance, au mépris de la sécurité des personnels.

Les personnels de la maison d’arrêt de Carcassonne méritent du respect, des moyens et des réponses concrètes.

Le bureau local UFAP-Unsa justice reste fidèle à ses valeurs : dialogue, respect et efficacité.

Nous exigeons :

✅ Une reconnaissance réelle du travail des gradés et de tous les personnels ;

✅ Des conditions de travail dignes, garantes de la sécurité de tous.

Pour Le bureau local UFAP-Unsa Justice

Le secrétaire local

Pierre JOURNET.

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