samedi 25 juin , 2022

SOUVENONS-NOUS !-Tract RENNES VEZIN

Rennes/Vezin le 06 septembre 2021

Dans un communiqué de presse en date du 01 juillet 2020, l’UFAP Unsa Justice dénonçait les « petits » mensonges de la direction de cet établissement. L’Ufap Unsa Justice écrivait alors : – « Suite à l’article d’Ouest France du 24 juin 2020, l’UFAP Unsa Justice, 1er syndicat du CPH RENNES/VEZIN, tient à vous faire part  du revirement spectaculaire du Directeur de cet établissement.

Celui-ci affirmait haut et fort sa certitude de voir enfin l’enfermement individuel (individualisation de la peine) devenir une réalité.

« Je suis tenté de croire que c’est possible… » qu’il claironnait…

Monsieur le Directeur oubliait, à ce moment de l’interview, qu’il avait commandé 80 lits supplémentaires afin de doubler voire tripler les cellules des deux Maisons d’Arrêt »…

RETOUR EN FORCE DU PROBLEME !

Donc ce 01 juillet 2020 l’UFAP Unsa Justice vous interpellait, Monsieur le Directeur (ou plutôt votre prédécesseur, mais continuité du service oblige…), sur la situation catastrophique des MA1 et MA2 qui sombraient sous l’accumulation des matelas jetés à même le sol.

Situation indigne du pays des droits de l’homme.

Madame BELLOUBET alors Garde des Sceaux, Ministre de la Justice nous rendait indirectement service en libérant des détenus en fin de peine. Le CPH Rennes/Vezin pouvait alors souffler.

Néanmoins cette politique de courte vue n’a en rien résolue l’équation manque de place + afflux de détenus = jetée de matelas au sol dans nos deux maisons d’arrêt.

Ce qui change au final, c’est que la soixantaine de lits montés en hâte à partir de juillet 2020 n’ont en rien amélioré le sort des détenus.

Pire, le sort réservé aux Personnels œuvrant sur ces unités s’est détérioré au fil des arrivées de détenus.

Comme il est impossible de pousser les murs, il a fallu recourir « aux bons vieux matelas jetés au sol »…

Et comment on travaille humainement dans de telles conditions infamantes.

Comment séparer les jeunes majeurs des vieux briscards ?

Comment éviter les multiples agressions générées par cette bêtise inhumaine ?

Comment éviter le racket ?

Comment éviter la radicalisation ?

Comment permettre la mise en place de la séparation entre prévenus et condamnés ?

Comment, comment, comment…

L’UFAP Unsa Justice ne veut pas que cette honte, qui incombe uniquement à nos dirigeants et politiques de tous bords, soit rejetée sur les Personnels Pénitentiaires.

Nos Personnels font chaque jour des miracles pour maintenir un peu d’humanité dans nos détentions. Et lorsque l’on voit le peu de moyens dont ils disposent, et comment ils sont si peu aidés, ils méritent tous le plus grand des respect. Eux sont la fierté de ce beau pays des droits de l’Homme.

                                                                Pour le bureau local UFAP Unsa Justice

                                                                Le secrétaire

                                                             

  • MA1 : effectif théorique 210 – effectif à ce jour 320 – 53 matelas au sol
  • MA2 : effectif théorique 180 – effectif à ce jours 256 – 34 matelas au sol
  • Encombrement : 186 détenus
  • A suivre…

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