mercredi 17 juillet , 2019

SPIP de l’AIN: toujours plus de travail et de pression

Les agents du SPIP de l’AIN ont connu une période particulièrement difficile cette année, au vu du manque de ressources humaines. Les collègues ont tous fait preuve de conscience professionnelle. Ils n’ont pas compté leurs heures et ont été dévoués à leur travail.

L’UFAP s’inquiète de l’augmentation de la charge de travail, liée d’une part à l’actualité judiciaire: contrainte pénale, libération sous contrainte, mais également aux pressions auxquelles les agents sont de plus en plus exposés.

Ils ont le sentiment que leur responsabilité peut très vite être engagée en cas de récidive ou de manquement des PPSMJ dans leur suivi.

Une collègue a été citée aux Assises. Le Président et le Procureur lui ont reproché de ne pas avoir effectué un travail d’investigation.

L’UFAP rappelle que cela ne rentre pas dans les missions des CPIP, que le risque zéro n’existe malheureusement pas et que les personnes condamnées sont les seules responsables de leurs actes et du respect de leurs obligations.

L’UFAP interpelle la Direction sur son rôle à jouer pour la prévention des risques psychosociaux. Il est indéniable que la façon de manager influe sur l’ambiance du service. Les agents ont besoin de se sentir soutenus et de travailler dans un climat de confiance et non de peur. L’UFAP dénonce cette dérive qui consiste à incriminer les agents quand un problème apparaît dans un suivi. Les demandes d’explication à répétition font peser sur l’ensemble des agents beaucoup de stress et de pression et dégradent leurs conditions de travail.

Pour l’UFAP, ce n’est pas une méthode de communication et de management acceptable. Au contraire la Direction doit être présente pour accompagner et conseiller les agents dans la prise en charge des PPSMJ. En effet, nous sommes confrontés à des personnes ayant des profils complexes. Le nombre important de dossier ne nous permet pas toujours de prendre un temps de réflexion suffisant pour avoir davantage de recul et d’analyse. Un regard extérieur est parfois nécessaire.

C’est pourquoi, l’UFAP demande à ce que la Direction fasse au moins une revue de dossier par an avec chaque agent. Cela avait été décidé en réunion de service, mais ne s’est pas fait systématiquement.

Par ailleurs, il serait souhaitable que la Direction fasse très régulièrement des points avec les agents sur leurs dossiers les plus difficiles. Les rapports pour les dossiers classés « DIR » ne devraient pas être validée par la Direction si elle n’a pas consulté le dossier.

L’UFAP tient à rappeler que les dossiers appartiennent au service et non aux agents, et que la Direction a elle aussi sa part de responsabilité dans le suivi des PPSMJ.

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