Ce lundi, nous avons marqué un retard de prise de service en réponse à la spirale de violence qui frappe nos rangs.
L’escalade de la violence franchit un nouveau cap. Après les agressions survenues au CP d’Aix- Luynes le 9 janvier à SQF le 11 janvier, l’horreur s’est déplacée dimanche dernier au CD de Salon-de- Provence. Un élève surveillant y a été la cible d’une attaque sanglante à la gorge, perpétrée par un détenu aux antécédents psychiatriques.
L’agression du 11 janvier dernier sur notre Maison d’Arrêt a frôlé le drame absolu.
Seul le professionnalisme exemplaire des intervenants a permis d’éviter le pire.
L’heure n’est plus aux avertissements, mais à l’action.
Nous refusons de demeurer les victimes sacrifiées de l’état face à une réalité carcérale devenue invi- vable. Entre une surpopulation record, l’absence de vidéosurveillance dans les coursives et l’isole- ment de nos collègues, seuls pour gérer des cellules de quatre détenus, le CP SQF se retrouve en première ligne. Confrontés quotidiennement à des profils instables et à une violence répétée, nous affirmons que notre intégrité physique est aujourd’hui en danger permanent.
Le bureau local UFAP UNSa Justice demande :
• D’instaurer sans délai le travail en binôme au sein de la maison d’arrêt et du CD1 afin de remédier aux failles de sécurité actuelles. Cette demande, portée de longue date par notre OS, revêt désormais un caractère d’urgence absolue pour la protection des personnels en détention.
• Une réorganisation complète des mouvements via leur regroupement. Ce gain de temps est indispensable pour sécuriser nos tâches quotidiennes, telles que les douches, les fouilles ou les changements de cellule, et travailler dans des conditions plus sereines.
• Le transfert sans délai des détenus agresseurs encore présents dans nos murs
L’UFAP UNSa Justice demande :
• Des établissements sécurisés et adaptés (ESA) pour les profils violents et psychiatriques.
• Des équipes mobiles en détention, pour stopper l’isolement des surveillants.
• Un plan massif de résorption pour combler les postes vacants.
Le Ministre a désormais nos propositions entre les mains : à lui d’agir.
Que les choses soient claires : sans retour de sa part, nous repartirons au combat sous d’autres formes.
Pour l’UFAP UNSa Justice
Coralie MARY