lundi 14 octobre , 2019

TENTATIVE D’ÉVASION AVORTÉE À LA MAISON D’ARRÊT DE LONS LE SAUNIER

Ce samedi 07 septembre, aux alentours de 5 heures 30, trois détenus ont tenté de s’évader de la Maison d’Arrêt de Lons le Saunier.

Le rondier alerté par des détenus, pour soi-disant un dégât des eaux, a constaté à l’œilleton qu’une partie du plafond d’une cellule s’était écroulée. Le collègue a avisé le premier surveillant pour qu’il se rende sur place. Interloqué et suspicieux, le premier surveillant a appelé l’officier de permanence pour renforcer le dispositif afin de permettre l’ouverture de la porte en toute sécurité face aux trois détenus. Un rapide diagnostic visuel a pu permettre d’évacuer l’hypothèse d’un dégât des eaux car un morceau de tôle était plié au-dessus des toilettes.

Un rappel historique s’impose pour expliquer la présence de tôles au plafond. Une tentative d’évasion avec le même procédé avait eu lieu quelques années auparavant dans ce même établissement. Ayant des envies d’ailleurs, les détenus avaient fait tomber le plafond et pour des raisons inexpliquées s’étaient arrêtés dans leur tentative. Déjà à l’époque, ils avaient laissé entendre que le plafond s’était écroulé à leur insu. L’administration avait dû réagir en faisant installer des plaques en tôle en guise de sécurité.

Une chose est sûre, elles ont eu au moins le mérite de ralentir les détenus dans leur entreprise.

L’Union Régionale UFAP de Dijon tient tout d’abord à féliciter les Personnels présents lors de cette tentative d’escapade nocturne. L’analyse de la situation et le dispositif mis en place pour baluchonner les détenus sont à mettre à l’actif de l’encadrement.

La garde à vue des protagonistes va permettre d’établir les responsabilités des uns et des autres dans cette tentative avortée.

Par contre il nous apparaît important de revoir les affectations des détenus en fonction de leur profil et de séparer les détenus dont nous ignorons le passé et l’identité. N’oublions pas que seulement deux Surveillants et le Gradé peuvent intervenir en service nuit. Il n’est donc pas acceptable de retrouver des cellules occupées par 3 détenus, faute de surpopulation !

Les Secrétaires Généraux de l’UR UFAP Dijon

Thierry CORDELETTE- Angui ANASSÉ Bastien DELAGNEAU-Laurent BOITRAND

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