Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

TOTAL MEPRIS : UN MANAGEMENT ABSENT!

Ce matin, deux chefs zélés ont trouvé malin de venir “surveiller les surveillants”. Avant même la prise de service, ils se sont présentés pour vérifier que le personnel passait bien leurs affaires au bagage X.

Pour rappel, nous sommes des professionnels, pas des délinquants en promenade ! Le respect, c’est dans les deux sens.

Mais le meilleur restait à venir.

Nos collègues de l’équipe de nuit, déjà présents depuis 18h la veille (parce qu’en plus de leur prise de service à 19h, on leur impose une réunion de synthèse avant…), ont été retenus à 7h du matin.

Pourquoi ? Parce que la hiérarchie a décidé, dans toute sa grande sagesse, de lancer une fouille de cellule. Résultat : des agents épuisés, au bout de 13 heures de service, contraints de prolonger encore leur nuit.

Dans une volonté de faire péter les barrettes jaunes moisies, l’officier a décidé de bloquer l’ensemble des mouvements : douches, promenades, ateliers et parloirs. A la fin de l’opération, le major de roulement et ses agents ont dû faire leur possible pour réorganiser les mouvements non sans mal mais surtout sans la présence du chef originaire du bordel. Elle est belle la cohésion…

On parle souvent de reconnaissance, de bien-être au travail, de dialogue social… Mais quand il s’agit d’appliquer un minimum de bon sens, il n’y a plus personne.

À force de tirer sur la corde, c’est la sécurité et la motivation du personnel qui lâchent.

Et comme si cela ne suffisait pas, un nouvel épisode ubuesque s’est déroulé. Deux détenus, visiblement inspirés par un concours de “cellule la plus inondée”, ont en plus transformé la coursive en pataugeoire et aspergé le tout de liquide vaisselle.

Les agents interviennent et procèdent à la fouille de cellule. Mais voilà, les deux artistes déposent une requête auprès de la direction…

Et la réponse de la direction ? Envoyer le chef de détention pour demander aux détenus s’ils veulent déposer plainte contre les agents !

Oui, vous avez bien lu !!!!!

Pas un mot, pas un échange, pas même une écoute des agents concernés.

Dans cette maison, on préfère donner du crédit aux détenus plutôt que de soutenir ceux qui, chaque jour, font tourner la détention, encaissent les coups et reviennent constamment sur leur repos…

Ce traitement injuste, méprisant, dangereux n’est plus tolérable. Notre administration ne peut pas prôner la “confiance” d’un côté et piétiner la parole de ses agents de l’autre. À force de renvoyer le personnel à la case “suspect”, il ne faudra pas s’étonner que la confiance, la motivation et la vocation s’évaporent.

Le bureau local UFAP UNSa Justice de la MA Dijon dénonce fermement ces méthodes infantilisantes et méprisantes, indignes d’une administration qui prétend “faire confiance” à ses agents.

Le bureau local UFAP UNSa Justice de la MA Dijon entend la colère des agents, et fera tout le nécessaire pour que Dijon reste un établissement avec des conditions telles que vous les méritez.

Les surveillants pénitentiaires ne sont pas des pions qu’on déplace selon l’humeur du moment.

Nous appelons l’ensemble des collègues à ne plus accepter ces dérives, et à faire bloc pour rappeler à notre direction que sans surveillants, l’établissement ne tourne pas.

Le respect, ce n’est pas un slogan. C’est une exigence !

Pour le bureau local,
Ludovic SKUBALA
Mouez RIAHI
Ossama ZAMHARIR
Sébastien THEVENIN

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