lundi 14 octobre , 2019

U.D.V. (Unité pour Détenus Violents) Nouvel enfumage de la Chancellerie …Acte 2 !?

Le jeudi 29 août 2019, pour la seconde fois en quinze jours, nous nous sommes rendus à nouveau sur cette Unité, accompagnés cette fois ci, par le Secrétaire Général de l’UFAP, Jean-François FORGET et du Secrétaire Général Adjoint Emmanuel CHAMBAUD, ainsi évidemment que les membres de l’équipe locale Jean Gilles PLET, Secrétaire Local, Claudine NOEMI et Fabrice NIRHOU.

Cette seconde visite avait pour objectif d’une part, au niveau national de comparer le fonctionnement des différentes U.D.V. et d’autre part, au niveau régional d’affiner notre compréhension sur son fonctionnement.

Notons, histoire de rendre cocasse la situation, qu’entre ces deux visites, le 8 août et le 29 août, le syndicat local force ouvrière, bras armé de l’administration avait rédigé un papier critiquant notre vision trop sécuritaire de l’U.D.V. tout en insistant sur l’excellent fonctionnement de celle-ci…..

….Positionnement risible pour une organisation qui revendique les chiens de défense en détention et les pistolets à impulsion électrique en dotation pour les Surveillants.

A moins que nous n’ayons mal compris leurs revendications de l’époque, et que celles-ci n’étaient en fait formulées pour la population pénale ? Le syndicat local force ouvrière serait-il devenu l’anti-chambre de l’O.I.P. ou autre équipe de contrôleurs des lieux privatifs assimilable au groupuscule anarchiste ou anti-prison.

Dès notre arrivée, à notre grande surprise, nous prenons connaissance d’une note de service rédigée par la Direction locale en date du 14 août 2019, concernant la gestion des surveillants de l’U.D.V., et plus particulièrement de leur utilisation en qualité de joker des autres secteurs de la détention !!! Notons que cette missive a été rédigée suite à notre premier passage durant lequel nous avons dénoncé l’utilisation « bouche- trou » de l’équipe U.D.V.

Nous pourrions nous faire des satisfécits quant à l’existence de cette note de service élaborée pour le grand plaisir de la direction interrégionale si cette note n’était en fait qu’un miroir aux alouettes.

En effet, depuis l’existence de celle-ci, rien n’a changé et nos Collègues exerçant en U.D.V. continuent de combler les vides dont seule l’administration est responsable !.

PITOYABLE !!!

Pire encore, l’organisation de travail des Surveillants en U.D.V. induit aujourd’hui que ces derniers ne sont parfois plus en capacité de prendre leur pause méridienne sans que cela n’émeuve qui que ce soit !

AH LUTTE DES CLASSES, QUAND TU NOUS TIENS !!!

Que dire encore de l’irresponsabilité des gestionnaires de cette équipe, que ce soit au niveau local ou régional, certainement animés par le souci d’économie, histoire de récupérer quelques deniers qui serviront, à n’en pas douter, à financer quelques activités socio-culturelles, les unes plus farfelues que les autres, à destination des détenus placés en U.D.V.

Ainsi, alors qu’il est clairement stipulé que dès le début de service jusqu’à la fin de celui-ci, les Agents

affectés dans ce quartier doivent être au minimum trois pour toute ouverture de porte, de 7 h à 8 h et de 18 h à 19 h, c’est bel et bien avec deux Agents que ce quartier fonctionne, le troisième étant placé en poste à coupure, afin que Monsieur « Picsou » récupère chaque jour deux heures de fonctionnement de service sur le dos de la sécurité des Fonctionnaires d’Etat.

Quid du contrôle d’effectifs du matin, sans ouverture de porte ? Quid de l’incident grave en cellule à 7 h du matin ou à 18 h ?

Cela ressemble étrangement à la gestion des extractions judiciaires et des niveaux d’escorte !

PATHÉTIQUE et MESQUIN !!!

De plus, rappelons ici à Celles et Ceux qui se gargarisent, à juste titre, du relevé de conclusions signé entre la Ministre et l’UFAP en janvier 2018, qu’il est certes abordé le sujet du surveillant référent, mais aussi la fin du mode dégradé, auraient-ils sauté une ligne !?.

Á CHACUN DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS !!!

Quant à la connaissance par les Personnels de Surveillance des profils des personnes détenues dont ils ont la charge, doit-on redire ici, toujours et encore, que nos Collègues affectés en U.D.V., mais aussi sur les autres secteurs de la détention, n’ont aucune habilitation qui vise à connaître le dossier pénal des détenus.

Là aussi, doit-on comprendre que la lutte des classes prédomine et que les Surveillants ne seraient pas dignes de confiance à l’instar des autres catégories socio-professionnelles ?

De plus, afin de parfaire leurs connaissances de la population pénale afin de mieux l’évaluer, notons que nos Collègues Surveillants en U.D.V. réalisent des entretiens avec les détenus……… au travers de la  trappe  de  menottage !!!!.

Chacun comprendra, pour Celles et Ceux qui ont un minimum de connaissances professionnelles, que les détenus, se sachant écoutés par leurs co-détenus, sont évidemment dans la posture.

Enfin, concernant les entretiens institutionnalisés réalisés par la hiérarchie ou les C.P.I.P., notons là aussi l’ineptie de la gestion des détenus durant ce moment.

Ainsi, un détenu pour lequel il a été décidé une gestion menottée pour chaque mouvement, doit être démenotté systématiquement durant ces audiences alors qu’il se retrouve seul dans une salle en présence de son interlocutrice ou interlocuteur, les Agents étant eux placés à l’extérieur de la salle, certainement pas assez dignes de confiance pour assister à l’entretien.

Terminons sur la formation continue de ces Fonctionnaires, dont la planification relève du fantasme et ne sera bientôt qu’un vieux souvenir !.

L’Union Régionale UFAP entend bien remettre de la raison dans le fonctionnement de cette U.D.V., et entend prochainement alerter les différents médias par toutes formes que nous jugerons utiles, car contrairement au syndicat local béni-oui-oui force ouvrière qui ne tarit pas de cirage pour les pompes de l’administration, l’UFAP n’a nullement l’intention de sacrifier l’intégrité physique et morale de nos Collègues exerçant dans cette unité si particulière.

Les Secrétaires Généraux de l’UR UFAP Dijon, Thierry CORDELETTE – Angui ANASSÉ Bastien DELAGNEAU – Laurent BOITRAND et Frédéric CHAUVET, Permanent UFAP

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