Un acharnement médiatique de plus au service de la voyoucratie

Le 11 juin dernier sur une chaine publique, était diffusé un reportage au titre éloquent qui en dit long sur la partialité de ses concepteurs : « matons violents, la loi du silence ». 

Le poids des mots, le choc des photos, des témoignages poignants etc.…, tous les ingrédients réunis pour soi-disant informer nos concitoyens sur la réalité du monde carcéral … quoi de plus accrocheur que de faire passer les délinquants et criminels pour des victimes ; quoi de plus vendeur que de faire passer les surveillants pénitentiaires pour des tortionnaires. Une bonne vieille recette qui a fait ses preuves mais qui n’a d’autre but que celui de faire de l’audience, d’essayer de faire le buzz, nouveau sport national pour les journalistes en herbe.

Il est de coutume pour réussir un bon polar de donner des noms de scènes aux différents acteurs… les surveillants pénitentiaires : « les matons », les avocats : « les baveux » ; comment pourrait-on qualifier dans cette « série Z » celles et ceux qui sont censés nous informer en toute neutralité : « les vautours », « les charognards » ? 

Ce chef-d’œuvre de désinformation était censé éclairer le citoyen lambda sur « l’envers du décor carcéral ». Malheureusement, les différents témoins successifs se sont évertués, avec la complicité active ou passive de l’administration pénitentiaire, à salir une profession tout entière au service de notre institution et de la protection de nos concitoyens. N’en déplaise à certains en mal d’existence qui voient au travers de ce reportage un moyen de communication, l’UFAP UNSa Justice s’est toujours refusée d’être associée à ce type d’émission et continue d’affirmer que « l’angélisme » n’a pas sa place à l’intérieur de nos murs.

Cet angélisme, nourri par les gouvernements et dirigeants successifs, continue de pourrir nos détentions et fait de notre outil de travail, un lieu de violence ou les personnels pénitentiaires sont pris pour cibles à l’intérieur comme à l’extérieur de nos murs.

Mutineries, prises d’otages, suicides des Personnels, agressions physiques, menaces de mort etc… sont le quotidien des Personnels Pénitentiaires, abandonnés par une administration plus encline au bien-être des usagers contraints du service public que des femmes et des hommes placés sous leur autorité.

Bizarrement, ces mêmes pseudos journalistes qui laminent les professionnels que nous sommes font le choix de pratiquer cette fameuse « loi du silence » quand il s’agit de la réalité du monde carcéral.

L’UFAP UNSa Justice, des mots sur des maux !!!

Paris, le 15 juin 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice

Les Secrétaires Généraux

150617 – Un acharnement médiatique de plus aux services de la voyoucratie…

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