Le 11 janvier 2026
Une fois encore, un agent est agressé. Une fois encore, on feint la surprise.
Le jeudi 8 janvier, notre collègue Éric a été violemment agressé par un détenu quelques heures seulement après sa sortie du quartier disciplinaire, où il se trouvait déjà pour des faits de violence au sortir du SMPR.
Mais rassurez-vous : tout était réuni pour un retour serein en détention classique.
Ce détenu n’est pourtant ni nouveau, ni inconnu. Arrivé sur notre centre de détention en mai 2023, en provenance du CP de Château-Thierry, il suit un traitement psychiatrique lourd, qui a perdu de son efficacité, et dont les agents ne sont même pas informés. Manifestement, informer ceux qui risquent leur sécurité est optionnel.
Ce type de profil est inadapté à notre CD et nous le dénonçons depuis des années.
Depuis son arrivée : incendies à répétition, dégradations, insultes, menaces, crachats, agressions, refus de réintégrer, jets de détritus. Résultat : Pas de QD mais placement en CPROU.
Derrière une attitude faussement débonnaire, le potentiel de dangerosité de ce détenu est bien réel, et ce sont les agents qui en paient le prix. Mécontent de la lenteur du service d’étage à répondre à une demande de tabac. Réponse du détenu : mettre le feu.
C’est lors de l’intervention que notre collègue Éric reçoit un violent coup de tête, avec deux points de suture à la clé.
Sans l’intervention décisive de Guy, Benoît et Mouhidinne, les conséquences auraient pu être bien plus graves. Comme trop souvent, les agents compensent ce que l’administration refuse d’anticiper.
Et le SMPR dans tout cela ? Rien à signaler. Malgré un historique ancien, connu et documenté, identique depuis 2012, ce détenu est remis systématiquement en détention classique, impunité garantie.
Après l’agression de notre collègue Eric : CPROU… pour 1 jour.
Retour en cellule dès le samedi soir, sans hospitalisation.
Ce danger, ce sont les agents qui y sont exposés.
Le message est clair :
– la dangerosité est connue,
– le suivi psychiatrique est insuffisant,
– les alertes sont ignorées,
– les conséquences sont assumées… par les agents.
C’est une honte !!!
L’UFAP UNSa Justice apporte son soutien total à Éric et aux collègues intervenus.
L’UFAP UNSa Justice exige des mesures fortes et immédiates pour protéger les agents et mettre fin à ces gestions irresponsables.
À force de jouer avec le feu, il ne faudra pas s’étonner d’un drame.
Et ce jour-là, il sera trop tard pour parler de dysfonctionnement.
Le Bureau Local UFAP UNSa Justice MURET