UN QUARTIER FEMMES AU BORD DE L’IMPLOSION

Nous ne sommes plus dans le répertoire d’Eric Charden qui chantait l’été sera chaud en 1979 mais bien en 2018 au quartier femmes du Centre Pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan.
Il souffle sur ce quartier femmes un vent de rébellion de la part de la population pénale. Oui, vous avez bien lu, de la population pénale.
Certaines détenues n’hésitent plus à bafouer le règlement intérieur. Même prises la main dans le sac, elles contestent tout.
Ces détenues sont constamment dans la provocation et s’insurgent des moindres remarques du personnel allant jusqu’à l’agression physique le 13 juillet dernier envers une de nos collègues.
Encore le week-end dernier, une détenue a agressé une surveillante en tentant de l’étrangler. Cette détenue qui n’a pu être mise au QD puisque ce dernier est déjà plein, n’hésite pas à provoquer les personnels sur la cour de promenade.

Et comme un problème ne survient jamais seul, le quartier femmes doit également faire face à la surpopulation pénale, à savoir trois cellules triplées à ce jour. De plus, que fait la direction pour lutter contre le trafic et la prolifération des substances illicites qui circulent dans ce quartier ?

Les surveillantes sont soumises au quotidien à un rapport de force où leurs paroles ne
valent plus rien.
Elles sont épuisées tout simplement.
Ce quartier femmes est au bord de l’implosion.

Les surveillantes ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur le climat délétère qui règne à l’intérieur de cette détention, mais elles ne sont pas entendues par la direction.

Mais que fait la personne faisant office de chef d’établissement ? Prépare-t-elle son planning
de visites universitaires pour la rentrée ?

Elle est bien plus occupée à faire contrôler médicalement son personnel féminin. En matière de respect et de management du personnel, on est dans le zéro pointé.
Cette personne est seule responsable de l’insécurité qui y règne.
Il est plus facile de sanctionner les personnels par des retenues sur salaire que de veiller sur leurs conditions de travail.

L’UFAP UNSa Justice souhaite un prompt rétablissement à nos collègues agressées.

L’UFAP UNSa Justice a d’ores et déjà demandé le transfert de plusieurs détenues et ce dans les meilleurs délais.

L’UFAP UNSa Justice demande à la direction de rétablir l’autorité des surveillantes.

L’UFAP UNSa Justice demande une fouille générale de ce quartier !

Bordeaux, le 24 juillet 2018
L’UFAP UNSa Justice
Bordeaux Gradignan

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