LE 09/11/2025
Pas un jour ne se passe sans qu’un incident émaille le quotidien des personnels du QMA de Nantes.
Samedi au cours de la promenade de l’après-midi à la MA 2 une bagarre a éclaté entre plusieurs personnes détenues, les coups pleuvent, un détenu sera exfiltré de la cour dans un état d’inconscience et pris en charge par les secours, une sombre histoire de subtilisation de livraison par drone serait à l’origine de ce déclenchement de violence, des armes artisanales seront utilisées.
Dimanche, lors de la sortie promenade de l’après-midi à la MA1, des heurts ont lieu, une dizaine de détenus sont impliqués dans cette rixe, à l’instar de ce qui s’est passé la veille, la violence fut extrême, en effet, tout comme sur la MA2 des armes artisanales sont utilisées, chaussettes lestées, lames artisanales ou autres sont utilisées, il s’agirait d’un conflit entre les « bledards » et « le reste du monde ». Résultat 5 détenus blessés, dont 4 seront extraits vers le CHU de Nantes pour des soins urgents mais non vitales. 11 agents seront nécessaires pour escorter ces extractions.
Voilà plusieurs mois qu’il est signalé par les gradés de bâtiments que ce genre d’incident pouvait arriver. Ceux que l’on surnomme les « bledards » sortent sans cesse avec des armes, échappent aux contrôles et agissent en totale impunité, il est fort à parier que derrière tout cela se cache la prise de contrôle du trafic existant sur le QMA.
Le QMA de Nantes est déjà stigmatisé par son taux de surpopulation pénale, en atteignant fréquemment les 190 %, les quadruplettes sont devenues légion, la violence existante et le climat nauséabond de cette structure n’envisage rien de bon. Les trafics sont omniprésents, il n’y a pas un jour sans que téléphones, connectiques et stupéfiants soient retrouvés dans les cellules.
Si, le QMA n’est pas une scène de crimes, on le doit à la vigilance des personnels de tout corps et grades, mais comme à l’accoutumé si malheur devait arriver soyons en sur la DAP cherchera à se couvrir en rejetant la faute sur les agents.
Face à cette situation d’extrême urgence, l’UFAP UNSa justice du CP NANTES réitère sa demande et exige de la direction des actes forts à l’encontre des protagonistes, des transferts doivent être fait et dans l’urgence, famille ou pas dans la région, l’administration doit agir en les faisant partir le plus loin possible.
Le temps des paroles est dépassé depuis des lustres et votre établissement va exploser.
L’UFAP UNSa justice apporte tout son soutien aux collègues exerçant au quotidien dans cette structure devenue une zone plus que dangereuse, un vrai coupe gorge.
Par le remarquable travail qu’ils accomplissent depuis des mois. ENCORE UNE FOIS, FÉLICITATIONS A VOUS.
Pour l’UFAP UNSa justice Le secrétaire local CP