lundi 15 juillet , 2019

UR Bordeaux – Plan d’état d’urgence décrété

Le vendredi 13 novembre 2015, la France a fait l’objet de terribles et horribles attentats dont les civils étaient principalement la cible. Ces tueries sauvages ont fait émerger la menace terroriste et l’ampleur des moyens dont ils disposaient.

Face à l’effroi suscité par ces actes barbares et la réalité de menaces réelles et imminentes d’attaques terroristes, l’état français a décrété l’état d’urgence, celui-ci ayant été renouvelé en séance parlementaire le 19/11/2015.

Il en découle au pouvoir judiciaire de plus amples pouvoirs; perquisitions à toute heure notamment.

Aux forces de police, la possibilité de porter leurs armes de services en repos ou congés. D’armer  la police municipale d’arme létale avec les stocks de la police nationale etc…

Ces mesures sont prises par une conscience de nos politiques d’octroyer le maximum de moyen pour lutter contre ses fanatiques sans foi ni loi.

Or, force est de constater que la troisième force républicaine ne bénéficie d’aucune avancée et est toujours aussi exposée.

Aors qu’à titre de précautions, l’administration rappelle l’interdiction du port de l’uniforme en dehors des établissements lorsque les agents ne sont pas en service, le personnel  pénitentiaire de Périgueux continue les missions régaliennes qui lui sont imposées en tenue. A savoir les consultations médicales et les transferts de détenus sans armement et avec la dotation de gilets pare-balles datant des années 80 pour les casques bleus qui eux étaient armés!

Si nos collègues des PREJ ou des UHSI sont armés et équipés de gilets pare-balles adaptés, le personnel de Périgueux reste les pieds nickelés sur la voie publique.

A défaut de réglementation nouvelle et au vue de l’état d’urgence, L’UFAP exige

  • la présence de forces de police à chaque extraction médicale quelque-soit le niveau d’escorte ainsi que lors des transferts de détenus.
  • l’achat de gilets pare-balles adaptés sur le budget du PLAT (plan anti-terrorisme).

Pour info, l’atelier théâtre organisé sur ce budget (près de 8000 €) pour trois détenus non radicalisés aurait permis largement ce financement.

Le confort de nos pensionnaires à l’exemple du goudronnage des cours de promenades, l’achat de 3 tables de tennis de table à 1500€ pièce, le projet de jardin écologique pour le QSL (2500€) ne doit pas laisser place à l’absence de protection des personnels.

Face à l’état d’urgence décrété sur le territoire français et le manque de moyens adaptés dans l’administration pénitentiaire, L’UFAP appelle le personnel de la MA de PERIGUEUX à ne pas s’exposer face aux risques réels et imminents, et d’aviser la Direction immédiatement.

Pour le Bureau Local

Didier BAIGNEUX

 

 

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