UR de Dijon – Comment ça fonctionne !?

Le 22 octobre 2015, les trois Organisations Syndicales représentatives au niveau national, étaient reçues par la Ministre de la Justice, durant cette journée de forte mobilisation.

A l’occasion de cette entrevue pendant laquelle les Organisations Syndicales ont exposé les difficultés du terrain, ainsi que les demandes de ce même terrain, la Ministre a annoncé aux Représentants Nationaux que le Président de la République souhaitait rencontrer nos Représentants Nationaux afin, nous le pensions, d’évoquer quelques pistes pouvant nous conduire vers une sortie de crise sociale.

Ce premier temps, nous l’estimions insatisfaisant, puisque rien de concret n’avait été annoncé !.

Le 29 octobre 2015, François HOLLANDE, Président de la République, recevait les Représentants des trois Organisations Syndicales afin d’évoquer des points concrets, mais surtout de donner des directives afin d’achever nos travaux sous trois mois.

Ce deuxième temps a conduit les Organisations Syndicales et la Chancellerie à se réunir dès le lendemain, puis la Chancellerie et Matignon, pour élaborer ce que l’on pourrait nommer un chiffrage quant à l’augmentation de l’ICP et le coût d’une réforme statutaire.

A chaque revalorisation indemnitaire ou statutaire, il y a un préalable qui s’appelle négociation/discussion !.

D’aucuns, ici, laisseraient entendre que les représentants des trois Organisations Syndicales ont appelé à la suspension du mouvement du 5 novembre 2015, par naïveté, voire même par inexpérience syndicale.

Ceux-là, lorsqu’on les identifie, on sait que leur champ de négociation débute de la casserole au grille pain dans le cadre des Améliorations des Conditions de Travail !.

En tout état de cause, il est inconscient voire imbécile, peut-être même les deux, de faire croire aux Personnels qu’il existe au plus haut niveau de l’Etat, des mécanismes qui permettent le déblocage de plusieurs millions d’euros (coût de l’ancienne réforme statutaire) le temps d’une audience.

Ces gens qui vivent à l’époque de l’immédiateté, des réseaux sociaux, et de la télé-réalité, qui sont souvent à l’origine de ces mêmes maux, doivent tenter de prendre une certaine hauteur en cette période si importante pour les Personnels que nous représentons.

Alors oui, les Organisations Syndicales ont demandé une suspension du mouvement le temps de conclure les négociations !.

Oui, les trois Organisations Syndicales souhaitent discuter dans l’intérêt commun des Personnels Pénitentiaires et cela, dans la sérénité !.

Oui, l’entente syndicale Nationale, tant demandée par le terrain, ne doit souffrir d’aucune contestation afin de maintenir le rapport de force.

Non, l’UFAP n’a pas demandé SEULE la suspension de ce mouvement et l’écrire est insultant pour les deux autres Organisations Syndicales représentatives.

Alors à ceux qui jouent la carte de la dissidence, prenez bien la mesure de vos écrits et de vos actes qui pourraient porter gravement atteintes à ce qui se joue actuellement.

Si les Politiques ne tiennent pas leurs engagements, nous saurons réagir, avec force et détermination, comme nous l’avons fait durant cette journée du 22 octobre !!!.

 

Pour l’Union Régionale UFAP

Les Secrétaires Généraux

Thierry CORDELETTE

Franck GEOFFRAY

Maxence GALLOIS

Angui ANASSE

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