UR de Dijon – MA BOURGES : ETAT DES LIEUX

La visite de la Maison d’Arrêt de Bourges réalisée le 19 janvier 2016 par une partie des membres du Bureau Régional UFAP et son secrétaire Général a mis une nouvelle fois au grand jour les conditions difficiles dans lesquelles évoluent nos agents administratifs, la notion dictatoriale du dialogue social chez certains chefs d’établissement et le peu de considération qu’ils peuvent avoir pour leurs personnels.

En effet, notre passage dans les différents bureaux administratifs, plus encombrés par l’amoncellement des dossiers que par les personnels, a révélé un mal être chez les agents qui évoluent dans un climat de résignation face à la gestion calamiteuse de leur Chef d’établissement.

Non contente d’imposer des changements de poste et perturber le mode de fonctionnement de bon nombre de services en déshabillant Pierre pour habiller Paul, non contente d’imposer à des personnels administratifs la surveillance de détenus lors des nettoyages de bureaux, elle laisse même entendre que les mutations de nos collègues seront reportées de plusieurs mois, contre leur gré bien sûr, sous prétexte d’une continuité du service du greffe.

Enfin, l’utilisation d’un fond de couloir comme lieu idéal, dans l’esprit désordonné de cette patronne, pour former l’agent parachuté dans ce service au combien complexe pour combler ces mutations démontre, là aussi, toute la considération qu’elle peut avoir pour ces personnels.

Souhaitant nous rencontrer en fin de matinée, ces problèmes, qui n’en sont d’ailleurs pas à ses yeux, ont évidemment été abordés avec elle et son adjoint. Dans un climat rapidement tendu, nous lui avons rappelé avec force qu’il était inacceptable de mettre à mal psychologiquement des personnels qui demandaient leur mutation en grande partie à cause du climat qu’elle a instauré dans cet établissement, qu’il était inacceptable de mettre en difficulté sur le plan professionnel nos collègues des ateliers sous le simple prétexte de leur engagement syndical et , puisque l’application des textes semblait être son credo, qu’il était inacceptable que des agents se retrouvent à travailler 12h00 d’affilée sans avoir la possibilité de prendre une pause méridienne OBLIGATOIRE.

Devant une mauvaise foi caractérisée, une absence totale de volonté à remettre en cause sa politique managériale et des regards insistants sur l’horloge qui laissaient entendre que SA  pause méridienne ne souffrait d’aucune contestation, nous avons quitté ce bureau en promettant que les choses n’en resteraient pas là et que l’UFAP saurait se faire entendre, tant au niveau local qu’au niveau régional sur ces sujets.

La fin de visite à notre collègue affecté aux travaux et sur le Quartier Femmes nous a malheureusement confortés dans notre idée de la gestion à la petite semaine et malsaine du Chef d’Etablissement.

Les surveillantes, seules sur la coursive, totalement isolées des autres services et livrées à elle-même, doivent gérer les détenues sur plusieurs niveaux et sur de multiples activités en même temps. Ces va-et-vient incessants se font dans une insécurité permanente. Là aussi, l’incompétence notoire du Chef d’établissement sévit, allant jusqu’à autoriser EN TOUTE ILLÉGALITÉ, les 1ers Surveillants à assister aux fouilles à corps des détenues femmes en cas de mise en prévention ou demander aux surveillants en service de nuit de faire les oeilletons de ce quartier spécifique.

Que dire enfin sur l’humiliation et les conditions de travail déplorables dans lesquelles évolue notre collègue affecté aux travaux ?

C’EST UNE HONTE !! 

Au-delà de la sécurité de l’établissement qui est mise en défaut du fait d’une caméra signalée inopérante, semble-t-il, depuis juillet dernier, et qui oblige le surveillant à ouvrir les lourdes portes du mur d’enceinte sans aucun visu extérieur dans le contexte actuel, nous ne pouvons tolérer qu’un collègue se retrouve à patauger dans la boue toute la journée sans aucun équipement de protection adapté à son poste de travail et aux conditions climatiques. Il est encore plus intolérable que cet agent, déjà sanctionné par le retrait de son poste de vaguemestre, soit affecté à ces basses besognes par simple volonté de le salir et lui faire payer son refus de cumuler les fonctions au bon vouloir de petits chefs.

Tout en espérant que cette chef d’établissement continue à ne pas s’intéresser à la détention Homme, seul espace qui semble aujourd’hui ne pas avoir été pollué par ces brillantes initiatives, l’UFAP ne manquera pas d’interpeller la Direction Interrégionale sur ses agissements pitoyables et les situations inadmissibles qui en résultent. Et c’est d’ailleurs en guise d’au revoir que l’UFAP le lui a fait savoir HAUT ET FORT en la croisant entre deux portes.

Les membres du Bureau Régional UFAP présents sur site,

Le Secrétaire Général, Thierry CORDELETTE

Le Secrétaire Général Adjoint, Angui ANASSE

Le Délégué de Région, Patrice DRILLIEN

BOURGES etat des lieux 19janvier 2016

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