dimanche 24 janvier , 2021

UR de Dijon – Maison d’Arrêt d’ AUXERRE…Et si c’était vrai ?

D’aucuns crient au scandale, à la démagogie, même au populisme, lorsque l’UFAP dénonce la lutte des classes !.

D’aucuns affirment les mêmes choses lorsque nous évoquons des castes au sein de l’Administration Péntitentiaire !.

Nous assistons aux mêmes réactions lorsque nous affirmons que les dérapages graves, commis par quelques chefs d’établissement, sont généralement traités dans un silence assourdissant, par une promotion illégitime, venant alimenter plus encore le vivier d’incompétents, d’irresponsables et de fourbes qui constituent plus que partiellement ce groupe que l’on nomme pompeusement les « dirigeants ».

Ce que vous allez lire, (si l’enquête, qu’il n’y aura pas, démontre que c’est avéré), témoigne des conditions dans lesquelles exercent nos Camarades Syndicalistes dans une Institution dont les dirigeants prônent la nécessité d’un dialogue social de qualité, vantent les mérites du code de déontologie et disent respecter leurs interlocuteurs démocratiquement élus.

Ainsi, le 25 janvier 2015, l’UFAP et les autres organisations syndicales, ont été rendues destinataires d’un courrier adressé à la Garde des Sceaux de l’époque, par l’ex-secrétaire de direction de la Maison d’Arrêt d’Auxerre, afin de dénoncer des événements graves, dont elle a été, au passage, complice.

Nous en citerons ici deux exemples qui touchent particulièrement nos deux Camarades, le premier Christophe CLAVAREAU, actuel Secrétaire Local UFAP et le second, Bastien DELAGNEAU, Membre du bureau régional, et tous deux Membres du Comité Directeur de notre Organisation.

Le 23 septembre 2015, durant un Comité Technique Spécial, en fin de séance, Christophe demande à quitter cette réunion afin d’aller chercher son enfant. Le Chef de la Maison d’Arrêt refuse cette requête, alors Christophe, fort de sa liberté syndicale, quitte tout simplement la séance.

Cette situation est relatée comme telle dans un premier temps, dans le procès-verbal de séance, rédigé par cette secrétaire de direction, et présenté ainsi au chef de la maison d’arrêt.

D’après les écrits de cette secrétaire, ce chef de maison d’arrêt, sans scrupule et désireux de se « faire un ufapien » aurait ordonné à cette dernière de falsifier le procès-verbal en écrivant que notre Responsable avait déclaré : « je m’en bats les couilles, je vais chercher mon enfant ……… mettez-moi le 1/30ème ».

Celle-ci se serait exécutée afin, dit-elle, de témoigner de sa LOYAUTE  vis à vis de son Chef d’établissement.

Vous savez maintenant ce que signifie la loyauté dans la bouche de ces gens là.

Donc cette « loyale secrétaire » dénonce une autre situation dans son courrier accusateur, dont les conséquences pour notre Ami et Camarade Bastien auraient pu être bien plus graves que l’application du 1/30ème.

Ainsi, durant un parloir, Bastien ordonna à un détenu, visité par sa compagne, de fermer sa fermeture éclair de pantalon qui était grande ouverte…… devinez pourquoi?.

Chacun sait que dans nos prisons d’aujourd’hui, ce genre d’exigences n’est pas le bienvenu, ce qui a conduit évidemment à une situation conflictuelle entre notre Camarade et ce dit détenu, sans pour autant que Bastien ne capitule face à l’individu.

C’est là, d’après cette « «secrétaire loyale », que M. PEPE, Chef d’Etablissement, toujours dans l’espoir d’assouvir son appétit vis à vis de nos Militants, aurait exigé à l’issue des parloirs suivants, de diriger la compagne du détenu en question, dans son bureau en faisant assurer la garde des enfants par cette «loyale secrétaire », transformée à l’occasion, en nurse.

Le but de ces entretiens privés était d’inciter cette «charmante visiteuse » à déposer plainte contre notre Camarade Bastien pour attouchement sexuel envers le détenu.

Manifestement, toujours d’après la secrétaire/nurse, et « loyale » de surcroît, M. PEPE se serait montré très convainquant puisque plainte a bien été déposée à l’encontre de notre Ami.

Evidemment, puisqu’il n’y a eu aucun attouchement sexuel, puisqu’il n’y a eu aucune dérive professionnelle de la part de Bastien, le Procureur de la République a décidé de classer cette plainte bidon, sans suite.

L’Union Régionale UFAP de DIJON, au delà d’apporter son indéfectible soutien à nos deux Camarades, victimes de cette cabale, exige qu’une enquête administrative soit diligentée afin de vérifier la véracité des propos de cette secrétaire administrative qui, ne l’oublions pas, aura mis plusieurs mois avant de dénoncer, dit-elle, ces comportements inacceptables.

L’Union Régionale UFAP de DIJON se réserve également la possibilité d’accompagner en justice nos deux Amis, victimes de cet odieux complot, afin que leurs protagonistes répondent de leurs actes.

La déontologie n’est pas une affaire d’échelle sociale, les Chefs d’Etablissement ne peuvent s’exonérer d’en faire preuve.

Les Secrétaires Généraux de l’Union Régionale

UFAP UNSa Justice de DIJON

Thierry CORDELETTE

Franck GEOFFRAY

Maxence GALLOIS

AUXERRE et si c etait vrai

Related posts