UR de Dijon – Réponse à Monsieur Propre !

Le 20 janvier 2016, le directeur de Châteaudun s’offusquait quant aux propos tenus dans notre communiqué régional, rédigé quelques jours plus tôt, dans lequel nous évoquions le bourbier où oeuvrent quotidiennement les Personnels de ce site.

Le procédé de contestations choisi par ce directeur (envoi d’un mail à l’ensemble des Personnels), en dit long sur l’assise de ce dernier, qui de surcroît, tente de se justifier sur sa mandature à Châteaudun, parfois même avec des mesures dont l’inefficacité n’est plus à démontrer pour certaines, et pour d’autres, qui ne dépendent évidemment pas de sa volonté et de son autorité.

Au-delà de ce médiocre plaidoyer, notons l’esprit alambiqué de son auteur qui tente, avec une manipulation qui fait injure à l’intelligence des Personnels, de faire croire que notre Union Régionale, qui évoque le mot « merdier » pour décrire les conditions de travail des Personnels, porterait atteinte au travers de ce mot, à l’honneur de ces mêmes Personnels !.

Cette pathétique manipulation n’existe que pour essayer d’effacer la part de responsabilités qu’a ce directeur quant aux conditions d’exercice désastreuses dans lesquelles oeuvrent les Personnels placés sous sa responsabilité, donc sous sa protection.

Alors ce directeur, dans une démagogie hilarante, va même jusqu’à nous « vendre » qu’il est à l’origine de la pose de 1 950 mètres linéaires de concertinas (l’histoire nous épargnera les centimètres), qu’il est à l’origine des 7 millions d’euros engagés pour sa structure, 542 caillebotis etc…, etc…

D’ailleurs à en croire ce Super directeur, nous nous demandons pourquoi, avec une telle force de négociation, n’est-il pas à la tête d’une direction interrégionale voire de la DAP.

Nous pouvons aussi nous interroger sur la motivation qu’ont les autres chefs de structures qui n’obtiennent pas ces millions à foison…

En revanche, quand on dit, qui peut le plus, peut le moins, dans ce cas présent nous avons l’exception à la règle.

Lorsqu’il s’agit d’agressions sur les Personnels, ce brave directeur aux bras si longs, nous fait part de son analyse, des plus simplistes : « elles sont de fait de détenus qui refusent l’autorité des surveillants »…. SANS BLAGUE !!!

Et d’ajouter : « ces violences ont été aggravées et facilitées par des pratiques professionnelles inadaptées… ».

En conclusion : Quand il s’agit de me gargariser le gosier avec ce qui a été fait de bien pour l’établissement, mais qui relève aucunement de ma volonté et de mon pouvoir, …… je prends !

Mais lorsqu’il s’agit d’assumer mes carences, je préfère laisser aux Personnels que j’affirme soutenir !.

Belle conception du statut de directeur !

Vous venez de loin, nous savons pourquoi…. Et vous irez loin, nous savons aussi, maintenant, pourquoi !.

Pour conclure, Monsieur le Directeur, puisqu’à Châteaudun, ce n’est pas le « merdier », et que vous avez perdu un temps considérable à la rédaction de votre mail pour essayer de nous le faire avaler, dites-nous plutôt, qu’avez-vous entrepris depuis les agressions de Yohan et Sylvain, en date du 11 janvier 2016, puisqu’à peine 10 jours plus tard, notre Collègue et Camarade Sébastien se faisait fracasser sur vos coursives par un détenu qui lui déclarait juste avant de le frapper au visage : « Ici, c’est moi qui commande ! ».

Ça en dit long !

 Les Secrétaires Généraux de l’Union Régionale

UFAP UNSa Justice de Dijon

Thierry CORDELETTE

Franck GEOFFRAY

Maxence GALLOIS

Angui ANASSE

Reponse à monsieur propre de chateaudun

 

 

 

Related posts