samedi 31 octobre , 2020

UR de Lyon – Au Ministère de la Justice 3 jours d’arrêt maladie = 5 jours de suspension avec sursis.

C’est le « tarif » de sanctions qui ont été notifiées à huit personnels de la maison d’arrêt de CLERMONT-FERRAND, infligées par Madame la Ministre de la Justice sous couvert de la directrice de l’administration pénitentiaire et de la directrice interrégionale de LYON.

Nos trois « drôles de Dames », semble t-il médecins à leurs heures perdues considèrent que des arrêts maladie, pourtant dûment prescrits par de véritables praticiens, doivent être considérés comme illégaux et assimilés – parce qu’ils l’auraient été en nombre – à une cessation concertée de service. Situation permettant donc pour « elles »  une application du statut spécial de l’AP à savoir des sanctions en dehors des garanties disciplinaires. Après des petits arrangements entre filles (cf. courriel 24.02.15) dont la teneur n’a pas été portée à leur connaissance, nos collègues se retrouvent indûment sanctionnés, en dehors de toutes garanties disciplinaires, de cinq jours de suspension avec sursis.

Le respect des textes régissant les arrêts maladie n’a donc plus d’importance au ministère de la justice qui s’autorise ces abus d’un autre âge que nous pensions révolus, pour le moins dans leur intelligence d’approche. Une fois de plus notre administration dérive allégrement en faisant preuve d’autorité à notre sens totalement déplacée envers les personnels de cette façon.

L’UR/UFAP-UNSa Justice de LYON dénonce ces abus et le mépris imposés aux personnels pénitentiaires et s’insurge contre ce management digne d’une dictature. Notre organisation apporte un soutien sans faille aux agents sanctionnés et leur conseille d’utiliser dès à présent les voies de recours dont ils disposent pour faire rétablir leurs droits.

Les secrétaires régionaux de l’UR/UFAP Unsa Justice de Lyon

A.BERNARD / A.CHEVALLIER / P. ROSSIGNOL / D. VERRIERE

03.04.15 – Sanctions MA Clermont Ferrand

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