UR de Lyon – CDC – Délégation dans les structures de la région de LYON

Durant toute la semaine, la délégation UFAP-UNSa Justice Filière Corps de Commandement représentée par le Secrétaire National Luciano DUCCESCHI, Karim TORCHI et les Secrétaires Généraux de l’Union Régionale s’est déplacée sur certaines structures, à savoir : la DISP de LYON, le CP BOURG EN BRESSE, le CP ST QUENTIN FALLAVIER, L’EPM du RHONE, les bases ERIS et CYNOTECHNIQUE, la MA BONNEVILLE, le CP AITON, le CP RIOM et le CP VALENCE.

Dans le cadre de ses visites aux CP de RIOM et VALENCE, la délégation n’a pu que se réjouir du fait que les Bureaux de Gestion de la Détention ont parmi leurs effectifs des Personnels Administratifs, professionnels importants en appui des responsables de la détention, ce que notre Organisation revendique depuis plusieurs années. Pour les autres établissements ou pour les bases ERIS et Cynotechnique qui ne bénéficient toujours pas de cet apport essentiel, l’UFAP-UNSa Justice continue à militer pour que les mêmes dispositions soient appliquées afin de délester les officiers et encadrants des lourdes tâches administratives qui pèsent sur eux et qu’ils puissent enfin mieux se recentrer sur les missions opérationnelles et la détention. Autres points positifs constatés, l’administration a eu raison de donner des moyens spécifiques sur les bases ERIS et Cynotechnique, car ces outils semblent être à la hauteur des attentes pour la préparation et le bon déroulement des missions attribuées aux Personnels.

Des visites, rencontres et échanges avec nos collègues, nous n’avons pu que constater de manière flagrante qu’une rupture était bien installée entre les personnels de direction et les officiers, dans les moyennes et grandes structures. On est loin du collaborateur direct si souvent prôné par nos chers dirigeants mais plutôt dans l’approche d’une pseudo coopération qui se résume souvent par « exécutes et tais-toi ».

En effet, entre l’ego sur-dimensionné de certains chefs d’établissements ou adjoints, voulant à la fois être grand(e) patron(e), chef de détention, chef de bâtiment, responsable des activités ou bien celui qui délègue à tout va sur ses subalternes pour être bien tranquille, les encadrants et officiers ne savent plus à quel saint se vouer. Le management devient catastrophique pour ne pas dire qu’il est inexistant, les commandes se résument par l’exercice d’excès de zèle voire ‘’c’est moi qui décide’’. Vous aurez compris, la considération est une chose qu’ils ne connaissent pas ou plus, comme les entretiens, les évaluations ou la notation d’ailleurs….

Le comportement de « chefaillons » à la politique strictement directrice et sans consultation préalable, l’application forcée de leurs décisions aussi nombreuses soient-elles, frustrent et provoquent un malaise général chez les personnels et dans le fonctionnement des établissements.

La délégation de l’UFAP-UNSa Justice s’est bien rendue compte du fait que les officiers sont aujourd’hui de plus en plus maltraités. La DI, via certains Chefs d’établissements, met tout en œuvre pour que les nouvelles structures fonctionnent, quand bien même de travers, préférant opter pour le bien être de nos chers pensionnaires contraints du service public quant à contrario elle impose aux agents, sans concertation, une organisation de travail au rabais, et dénuée de bon sens . Lors d’insuffisance d’effectifs, on s’emploie plus à faire la chasse aux heures supplémentaires qu’à trouver une organisation de service qui satisferait l’ensemble des personnels. C.Q.F.D des illuminés. A quand une bonne prise de conscience et un réel dialogue social ???.

L’UFAP-UNSa Justice, force de proposition et syndicat de proximité, continue inlassablement à défendre les conditions de travail dans l’intérêt commun des agents et les assure de son inconditionnel soutien.

L’UFAP-UNSa Justice, une présence quotidienne.

Lyon le, 7 Mars 2016

P/ la délégation UFAP-UNSa Justice

Karim TORCHI

08.03.16 – Délégation CdC Ets LYON 2016

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