jeudi 04 mars , 2021

UR de Lyon – Comité Technique Interrégional du 15 Septembre 2015 – Service du CP Valence

Ce jour se tenait le troisième comité technique visant à entériner un service pour les personnels de Surveillance (CEA) du CP Valence, plus particulièrement des 1er Surveillants et Majors qui avaient été tout simplement oubliés par l’Administration.

Là encore, l’UFAP-UNSa Justice avait apporté sa pierre à l’édifice en proposant un projet parallèle et cohérent avec celui des surveillants.

Et là encore, l’histoire se répétant, notre « bonne directrice interrégionale », si encline à faire vivre un dialogue social de qualité, a su ramener à elle les idées qui l’intéressaient dans notre projet. Elle en a ensuite imposé les siennes sans la moindre capacité à entendre les arguments pourtant nombreux qui étayaient nos projets et qui, en même temps qu’ils auraient permis à la structure Valentinoise de fonctionner de manière optimale avec le peu de moyens que l’administration met à disposition, permettait également aux agents d’avoir une vie de famille satisfaisante et un intérêt au travail par des spécialisations sur postes.

Evidemment, en présentant ce projet, l’UFAP-UNSa Justice savait qu’elle allait se heurter à une directrice bornée et limitée dans sa compréhension de ce que peut être une construction ou un fonctionnement de service, savamment servie par une DIOS plus qu’étroite quant à sa connaissance des fameuses chartes qui tour à tour ont été utilisées pour nous objecter que notre projet ne serait pas viable, bien qu’elles soient souvent contournées sur les aspects où le projet de l’administration ne respecte pas plus que le nôtre, les directives contenues dans celles-ci.

Pour les collègues 1er Surveillants et Majors, l’UFAP-UNSa Justice à obtenu tout de même quelques avancées, non sur leur service, mais sur l’organisation des congés qu’ils pourront choisir entre eux au lieu qu’elle leur soit imposée comme sur l’idée initiale de l’AP.

L’éternel sujet des DN après les Nuits est de nouveau mis sur la table, les interprétations des textes délirantes de notre hiérarchie servant de prétexte à dire «non» un maximum de fois à tout ce que nous pouvons proposer.

L’UFAP-UNSa Justice et Fo ont voté unanimement contre le projet proposé par l’administration lui préférant avec la même unanimité le projet établi par l’UFAP-UNSa Justice.

La charte des temps des 1er Surveillants et Majors est ensuite examinée. L’UFAP-UNSa Justice s’est étonnée de prime abord qu’une charte spécifique existe pour ces seuls grades alors même qu’ils appartiennent au même corps que les Surveillants (CEA).

Et là encore, de nombreux points de difficulté seront soulevés parmi lesquels la boule dynamique (qui n’existe d’ailleurs dans aucune charte, mais bon, là comme ça arrange la direction, c’est pas grave, on nous l’impose), l’interdiction initiale de pouvoir poser des CA issus du CET sur les mois de juillet Août (aspect qui sera finalement retiré de la charte après nos arguments), les procédures de changement de poste ou de service qui dépassent dans cette charte largement ce qui est prévu dans les circulaires (là encore, pas de problème pour notre éminente directrice interrégionale pour outrepasser la réglementation, mais cela, nous le savions déjà), etc…

Cette charte des temps n’a donc pas été validée,

ni par l’UFAP-UNSa Justice, ni par Fo.

Une autre charte des temps concernant les personnels administratifs et les  personnels techniques devait ensuite être examinée.

Vu que ces personnels n’avaient été consultés que le vendredi précédent ce CTI, l’UFAP-UNSa Justice faisait savoir que cette manière «alibi» de les rencontrer vite fait pour dire qu’on l’a fait et qu’on peut passer à autre chose ne nous convenait pas.

Ce point est donc reporté à un CTI ultérieur, mais nous avons noté à minima une bien trop grande plage d’ouverture du Service Global (8h / 19h). Chaque service est également contraint à avoir une très large plage d’ouverture dans la journée, alors même que parfois il n’y a pas deux agents temps plein pour le faire fonctionner.

Quand on voit que de surcroit les PA, à qui on n’hésite pas à faire croire qu’ils pourront choisir leurs horaires sur les plages variables, seront contraints de s’organiser pour assurer une présence à l’ouverture et à la fermeture du service, on se dit qu’on est au summum du foutage de gueule. 

A croire que les PA et PT ne peuvent avoir un droit à une vie de famille !

Dans cette charte des PA et des PT, il sera toujours possible d’écrêter les heures au delà de 12h en positif, on constate donc que toute cette volonté de se moderniser, de traiter plus dignement et de façon plus humaine la personne ne concerne au final que celle qui porte un numéro d’écrou… Les plus hauts représentants de cette administration réservant le peu d’humanité qui existe en eux, pour eux même déjà, afin de bien favoriser leurs carrières, et ensuite, ils livrent le reste à la population pénale, les personnels étant les laissés pour compte de ces dirigeants qui ne voient dans les catégories inférieures à elles, que de petites mains qui doivent être placées sous leur joug et à la disposition de leur bon vouloir…

L’UFAP-UNSa Justice est revenue en fin de réunion sur la manière dont le service du CP de Riom allait être finalisé dans la mesure où on sent bien que là encore notre hiérarchie fait ce qu’elle peut depuis des mois pour gagner du temps et à nouveau imposer ses idées.

La fermeture de la MA CLERMONT FERRAND est faite, mais on n’a pas eu les arrêtés de mutation et de MAD des personnels en formation sur le CP, notamment pour deux PA. La gestion des gradés de cet établissement pose aussi problème. Les personnels ont été envoyés en MAD à la MA RIOM sans formation et doivent se débrouiller seuls.

Les personnels du corps de commandement du CP RIOM se demandent à quelle sauce ils vont être mangés concernant les logements de fonction, actuellement 4 logements sont en cours de réfection, mais personne n’en veut à cause de l’état dans lequel ils se trouvent. Gageons que ce ne seront pas les directeurs qui les occuperont, ils seront tranquillement dans des logements qu’ils auront choisis en laissant bien leurs subalternes dans des appartements pourris dans lesquels ils les obligeront à vivre.

L’UFAP-UNSa Justice pose ensuite la question des nouveaux contrats de gestion déléguée et souhaite en être destinataire, constatant notamment sur le CP VALENCE qu’une problématique existe sur les prestations de repas du mess.

L’UFAP-UNSa Justice vient sur le sujet du PLAT (Plan de Lutte Anti Terroristes). Des crédits ont été alloués, mais nous ne savons pas dans le détail comment ils ont été ou seront utilisés.

Après la réponse de la directrice, on ne se sent pas nécessairement plus avancés sur le sujet…

L’UFAP-UNSa Justice a aussi dénoncé la manière dont la directrice interrégionale elle-même se dispense d’interroger l’ensemble des personnels du siège de la DISP de LYON lorsque des postes deviennent vacants dans les différents services.

L’UFAP-UNSa Justice a enfin posée la question de savoir combien de stagiaires de la 188e promotion de surveillants seront affectés sur les établissements de la région, et là, la directrice nous livre enfin une réponse précise : «on ne connait pas encore les enveloppes dévolues à chaque région».

Une fois encore, ce CTI, sensé être une instance de concertation s’est de nouveau transformé en arène où s’exerce toute la brutalité d’une administration qui se moque pas mal du dialogue et qui passe ses volontés et lubies au rouleau compresseur.

Cette attitude particulièrement violente a tendance à se renforcer au fur et à mesure que le temps passe, la directrice en rajoutant de temps en temps dans le cynisme par son comportement méprisant.

Jusque quand ces technocrates oligarques pourront ils laminer les personnels de cette manière sans qu’ils réagissent ?…

Lyon, le 18 septembre 2015, Les représentants UFAP-Unsa Justice au CTI de LYON

ROSSIGNOL/D. VERRIERE/K. TISON/N. AUBOURDY/A. BERNARD/V. ARFEUIL/D.CARRE/H. COLLINET /S ROYERE (Expert)

UR Lyon – CR CTI du 15.09.2015

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