UR de Lyon – MA VILLEFRANCHE : MAIS QUE SE PASSE T’IL DONC ?

Trois personnels de surveillance de cet établissement ont été mis en examen et interdits de professer jeudi dernier pour des présumés faits de violences sur un détenu.

L’affaire remonte à la fin du mois d’octobre 2015. Un détenu identifié comme simulateur de malaises en vue d’évasion venait juste d’arriver à la MA VILLEFRANCHE lorsqu’en service de nuit une intervention a dû avoir lieu le concernant suite à un… présumé malaise de l’intéressé.

Le 1er Surveillant et les personnels en piquet sont donc intervenus auprès du détenu et ont pratiqué les premiers gestes d’urgence. Ranimé « sans problème particulier », celui-ci n’a rien trouvé de mieux que de se plaindre de l’intervention accusant les personnels de l’avoir frappé même si d’après ce qui nous a été rapporté le certificat médical ne ferait état que de quelques contusions sans ecchymose.

Le premier dérapage de l’institution s’est produit dans les conditions scandaleuses dans lesquelles les personnels ont été emmenés en garde à vue… manu-militari au vu et au su de tous… même d’une partie de la population pénale de leur lieu de travail…

Et dire qu’il faut croire en la présomption d’innocence !!! Si c’est comme cela que le Procureur de la République de Villefranche sur Saône, à l’origine de l’ouverture d’une information, compte donner du crédit à la Justice, l’UR/UFAP-Unsa Justice de LYON trouve que c’est d’ores-et-déjà très mal engagé…

Trois des personnels emmenés en garde à vue ont été mis en examen et surtout « Interdits de professer », décision exceptionnelle appliquée dans des dossiers particulièrement graves ce qui n’est pas le cas en l’espèce et qui revient à les priver d’exercer leur métier tout en leur coupant totalement le salaire. Seule une mesure de suspension de la part de l’autorité administrative qu’est l’administration pénitentiaire leur permettrait de percevoir une partie de celui-ci mais ce serait évidemment compter sur la légendaire empathie de notre directrice interrégionale de Lyon… Et là, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas gagné !!!

D’où évidemment cet élan de solidarité initié par notre Organisation qui est en train de se mettre en place dans la plupart des établissements de la DISP de LYON afin d’aider ces trois collègues à faire face aux graves difficultés financières dans lesquelles ils se retrouvent dès à présent n’ayant plus de salaire et contraints de régler les honoraires de leurs avocats.

Plusieurs actions et interventions sont menées par l’UFAP-Unsa Justice afin d’indiquer à nos dirigeants dans leur ensemble que ces manières de procéder avec des professionnels pénitentiaires sont TOTALEMENT INACCEPTABLES et qu’il ne faudra pas qu’ils s’étonnent des réactions incontrôlées de nombre de professionnels qui refusent d’être traités de la sorte !

Lyon, le 19 janvier 2016

Pour l’UR/UFAP-Unsa Justice de Lyon

Le secrétaire Général

Pascal ROSSIGNOL

19.01.2016 – Mais que se passe t’il à la MA VILLEFRANCHE

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