jeudi 17 septembre , 2020

UR Grand-Est – Audience avec la D.I. Atmosphère Pesante…

Le 7 Mai dernier, l’UFAP/UNSa Justice Grand-Est rencontrait officiellement la Directrice Interrégionale à la DISP de Strasbourg.

Cette entrevue n’avait que pour seul but d’entendre la position de la DI sur nombre de sujets, particulièrement de savoir ce qu’elle retirait de la dernière déclaration liminaire de l’UFAP et des affirmations qu’elle contenait. Une déclaration lue avant la dernière CAPI qui visait directement Valérie Decroix. Nous attendions des réponses…

Situation tendue…

Après un rapide rappel de la raison de cette déclaration, en particulier du mécontentement général de la région Ufapienne (plus précisément de tous les bureaux locaux), la D.I. s’est exprimée.

Elle est apparue touchée par nos affirmations et la situation de boycott engendrée. Elle est revenue sur les éléments qui lui paraissaient être déclencheurs de cette situation de blocage.

Nous avons entendu ses arguments et la volonté affichée d’améliorer les choses et de revenir à un dialogue social plus « serein ».

Rappels de l’UFAP

L’UFAP/UNSa-Justice a rappelé ses principes et son fonctionnement, réaffirmant que le syndicat majoritaire ne pouvait être écarté comme Valérie Decroix semblait le faire depuis quelques temps déjà…

L’UFAP/UNSa-Justice a ajouté qu’aujourd’hui, elle n’était plus dans la demande ou le questionnement mais dans l’affirmation des volontés des personnels, en particulier sur les solutions préservant leur intégrité physique et morale.

Nous avons pris pour exemple le projet « Montmédy ». L’UFAP/UNSa-Justice l’a construit, fait validé depuis cinq ans, alors que l’administration fait tout traîner en longueur. Tous les prétextes ont été bons pour retarder ce projet. Aujourd’hui, la DAP en profite pour élargir le dossier en exigeant la mise en place expérimentale de la téléphonie et d’internet en cellule. Le projet « respect » serait alors dans la valise…

Nous ne sommes contre rien, tant que l’on met en situation préalablement les personnels et que des discussions sont ouvertes. Mais dans ce dossier, la DAP veut imposer et relègue le projet de l’UFAP/UNSa-Justice au second plan. C’est tout simplement impossible et inadmissible.

Dès que notre projet sera mis en action, nous pourrons examiner d’autres perspectives. Pas avant…

Le manque d’effectifs : situation extrêmement risquée

L’UFAP/UNSa-Justice a rappelé que le manque d’effectifs implique, en attendant des ressources humaines supplémentaires, une meilleure prise en charge de la sécurité des agents via une réorganisation des détentions et en renforçant le travail d’équipe.

Le projet Montmédy est donc essentiel comme projet pilote pouvant être adapté ailleurs. Tous les établissements ou presque étant touchés par ce fléau du sous-effectif. L’isolement des personnels doit disparaître et la sécurisation des agents devenir un principe incontournable. En équipe, on travaille mieux et surtout, on limite les risques et l’exposition.

Les escortes, certes… Mais pas à n’importe quel prix.

Autre rappel à la DI : la région de Strasbourg est la première à avoir « joué le jeu » de la reprise des escortes. Elle mérite un « retour ». Depuis des années, la DISP a vu fondre ses effectifs afin de reprendre ces missions. Il serait donc juste, pour ne pas dire impératif, de réclamer un renflouement en personnels.                                                                                                                                             

Il est à noter que ce point étant non négociable, il est important pour Valérie Decroix de faire comprendre en plus haut lieu que l’UFAP/UNSa-Justice ne laissera pas faire. Il faut exiger plus que 27 agents…

Détermination de l’UFAP

Naturellement les sujets traités ont été multiples, mais cette rencontre a permis de démontrer que notre organisation fera tout pour arrêter la mise en danger des personnels et tout pour revenir aux fondamentaux sécuritaires que chaque agent est en droit d’exiger.

Aussi, nous avons réaffirmé notre intention de maintenir la pression, tant au niveau local que régional. Ceci, tant que la volonté des personnels ne sera pas entendue.

Nous avons dénoncé le manque de volonté des chefs d’établissements d’intégrer complètement les agents de détention dans le suivi des détenus : CAP, changements de cellules, CPU… Les décisions doivent être collégiales dans l’intérêt  de tous.

Le manque de communication avec  les Personnels est un facteur aggravant inadmissible de la part des chefs d’établissements.

Valérie Decroix a affirmé avoir entendu nos demandes. Nous allons rapidement être fixés…

En attendant, le bureau régional de l’UFAP/UNSa-Justice doit se réunir le 19 mai prochain. Il définira plus précisément la ligne à suivre.

Bien entendu nous nous tenons à votre disposition pour toutes informations complémentaires.

 

Ecrouves le 13 mai 2015

Les Secrétaires de Région

CRaudienceDI070515

 

 

 

 

                                                                             

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