lundi 02 août , 2021

UR Grand-Est – Metz : Puisqu’on vous dit que TOUT VA BIEN !

Dimanche 10 Mai dernier, un détenu qui voulait faire la grasse matinée se révolte lors du contrôle matinal (il avait bouché son œilleton). L’individu insulte et menace copieusement le surveillant. Ensuite, il récidive…

9 H, rebelote ! L’énervé remet ça…

Toujours mal réveillé, le «client» remet le couvert suite au refus du personnel de ne pas l’autoriser à aller chercher de l’eau chaude. Résultat : une heure de tapage à la porte !

Lors du mouvement des promenades le ton monte. Là, les insultes et les menaces fusent à nouveau pour l’ensemble des agents. Des menaces qui deviennent physiques. Le détenu est alors replacé dans sa cellule. Il lance 3 départs de feu.

Au repas de midi, l’officier de permanence fait équiper 3 personnels. L’individu les attend avec un bout de verre dans les mains.

Le gradé, craignant un mouvement collectif en promenade l’après-midi, décide de faire annoncer par le surveillant d’étage que «l’énervé» n’y accédera pas. Nouveau déchaînement de haine à l’encontre des personnels et retour du tapage !

L’officier décide alors de négocier avec lui du kiosque par le biais de l’interphone

 Tout l’après-midi, le détenu remplit sa cellule d’eau et inonde trois étages.

Vient le repas du soir… Et là c’est le summum : « l’officier » va chercher un copain de l’individu et va seul servir son repas. Les personnels eux reçoivent l’ordre de rester dans le kiosque.

Fin de l’histoire… Ah, on allait oublier : le directeur de permanence n’a pas jugé bon de se déplacer et le détenu est toujours pénard dans sa cellule et son nouveau domaine !

Encouragement de la récidive !

Le détenu en question est un « client » connu dans la région pour ses multiples agressions et faits d’insubordination. Bougé au gré de ses actions, il erre donc d’établissement en établissement et les personnels paient le prix de l’impuissance de l’administration à répondre à ce genre d’acte.

Le pire dans cette lamentable histoire, c’est que l’autorité des personnels a été bafouée le petit caïd a réussi son coup. Le personnel subit maintenant les railleries de toute la détention.

L’UFAP/UNSa-Justice exige le transfert de cet individu ainsi que des sanctions exemplaires et une reprise collective de la détention.

L’UFAP/UNSa-Justice est intervenue auprès de la direction locale qui l’a toisée. Il a fallu menacer pour avoir quelques réponses laconiques.

L’UFAP/UNSa-Justice apporte tout son soutien aux personnels touchés et affectés et les invite à déposer plainte contre le malfaisant. Les détenus ne sont pas les seuls à avoir des droits…

Déposez plainte également contre les « responsables » de cette administration décadente qui n’ont rien fait pour préserver les agents. Faites-vous respecter !

Metz le 13 mai 2015

TractMetz

 

 

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