dimanche 27 septembre , 2020

UR Grand-Est – Morale et partialité

Ce n’est certes pas l’affaire Dreyfus, mais il y a de quoi réagir et se poser des questions sur ce que l’administration pénitentiaire est capable de mettre en œuvre quand elle a un agent dans le collimateur… 

La condamnation d’un de nos collègue, capitaine et syndicaliste du CD de Toul en est la preuve (cf tract « Dégueulasse et injuste ») 

Je ne reviendrai pas sur l’affaire car elle est passée en Justice. Le passage disciplinaire à Paris  quant à lui devrait être pour l’AP l’occasion de l’accabler un peu plus… 

« Abattage » en règle ! 

Au départ, dans un souci de dialogue social, j’avais abordé le sujet avec la DI elle-même le jour de la venue de la DAP et des représentants du Ministère à Lure. Elle m’a alors parlé d’aide sanitaire pour le collègue et m’invita à la rappeler pour en discuter plus longuement. 

Je me suis exécuté et me suis rendu compte de ce qu’elle voulait réellement dire. Cette « aide sanitaire » signifiait en fait « tirer la chasse d’eau ». 

Pourquoi ? Car j’ai appris dans la foulée l’interdiction d’accès, le dépôt de plainte et, cerise sur le gâteau, la remise en cause du témoignage du secrétaire local UFAP sur l’incident. Les témoignages des deux directeurs, qui allaient dans le sens de l’accablement, suffisaient. L’évacuation des effets personnels et professionnels du collègue par un détenu ne m’a pas surpris. Il en disait long sur cette volonté de destruction sociale… 

Quel crédit donner au dialogue social quand seule la parole des « élites » compte ? 

Pourquoi engager des travaux sur la Santé, Sécurité au Travail ou encore parler de Risques Psycho-Sociaux ? Comment parler de cohésion ou encore de solidarité si seule la parole de l’étage hiérarchique supérieur compte ? 

La véritable faute de Philippe ? C’est d’avoir « pété » les plombs après des années passées de « placard en placard ». Victime d’un handicap, il avait pourtant tenu bon face aux humiliations. Jusqu’à ce fameux jour où la goutte a fait déborder le vase. 

L’occasion était trop belle… 

Quand j’entends les mots morale, déontologie, impartialité et bien d’autres de la part de certain(e)s qui dirigent cette administration, il y a franchement de quoi me mettre en colère. Il y a de quoi également renforcer mes convictions afin de me battre pour redonner un véritable sens à ces mots. 

Ils sont nombreux les « Philippe » ! 

Le cas de notre camarade n’est malheureusement pas un cas isolé. Beaucoup d’entre vous subissent les foudres de petits despotes et souffrent depuis des années en silence… 

Il est temps de faire valoir vos droits ! Interpellez vos représentants syndicaux locaux et la médecine de prévention. Surtout n’ayez plus peur de ces soi-disant supérieurs car comme vous ils ont des devoirs et obligations. Le statut qu’ils endossent ouvre une responsabilité pénale 

Les petits despotes devraient y réfléchir…

Eric Gemmerlé

Secrétaire Général de l’UFAP/UNSa-Justice Grand-Est

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