mardi 20 octobre , 2020

UR Lyon – « C’EST LA GUERRE »… MAIS SURTOUT PAS DANS NOS PRISONS OU COMMENT LA TOLERANCE ZERO PRONEE A L’EXTERIEUR SE TRANSFORME EN TOUJOURS PLUS DE DROITS ET D’AVANTAGES POUR LES DETENUS AU SEIN DES DETENTIONS !

Nous avons toujours pensé qu’en temps de guerre, les prisons de la République lieux de protection des citoyens vis-à-vis de toutes celles et ceux censés avoir fauté, se devaient d’être exemplaires en matière de sécurité.

Là, franchement nous en sommes bien loin !

Comment ne pas penser par exemple que le fameux article 57 de la loi pénitentiaire de 2009 qui a accentué les failles pour les entrées illicites d’objets, substances voire armes dans nos prisons devrait désormais être remis en question ?…

L’Etat d’Urgence ne concerne t-il pas la pénitentiaire ?

C’est ce qu’ont très probablement considéré deux chefs d’établissements des MA LYON CORBAS et MA VILLEFRANCHE en diffusant une note de service indiquant que les détenus seraient tous fouillés à l’issue des parloirs et l’UFAP-Unsa Justice ne peut que les soutenir dans leur démarche empreinte de réalisme dans une période des plus délicates de notre histoire : l’état de guerre annoncé par le Président et le plan Vigipirate écarlate dans lequel nous nous situons…

Pas moins que cela !

Eh bien, vous ne le devinerez jamais, notre bonne représentante de la DAP et du Ministère de la Justice qu’est la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lyon n’a rien trouvé de mieux que de leur faire faire marche arrière et d’annuler dès aujourd’hui les décisions qu’ils avaient prises hier…

C’est pour ce qui nous concerne une véritable honte que de constater qu’une fois encore, les représentants de notre administration, toujours incapables de sortir de leurs carcans de pensée ne sont pas capables de comprendre non plus que nos prisons déjà largement impactées par les nombreux manques en personnels, en matériels sont dans une insécurité des plus totales !

Comment taire également en cette période difficile l’emploi totalement décalé de crédits consacrés à la LUTTE ANTI-TERRORISTE au sein de notre administration (PLAT) ?… Ainsi, nombre de matériels de sport, de musculation ont récemment été livrés sous cette égide dans plusieurs établissements de la DISP de LYON pour plusieurs dizaines de milliers d’Euros…

Quand nous pensons qu’on nous bassine au quotidien avec les déficits budgétaires, nous avons quelque peu du mal à comprendre comment des crédits d’urgence peuvent être affectés au bien être de la totalité de la population pénale !?

La prison change… mais vraiment pas dans l’intérêt de la sécurité des Citoyens…

Lyon, le 18 novembre 2015

Pour l’UR/UFAP-Unsa Justice de Lyon

Les secrétaires Généraux

UR Lyon – C’est la Guerre parait-il !

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