UR Lyon – Comités Techniques Interrégionaux du 30 mars 2016

Deux CTI se sont tenus ce mercredi 30 mars dont le premier ne concernait que le énième réexamen de la transformation du CSL de Grenoble en QSL et son rattachement à la maison d’arrêt de VARCES/GRENOBLE. On aurait aussi bien pu les intituler : Parodie de dialogue social tant le terme «concertation» est absent du vocabulaire et des fonctionnements de la directrice qui tantôt préside, tantôt fait présider son suppléant, mais avec de telles consignes, qu’il est impossible de noter la moindre évolution en faveur des personnels.

On commence donc sur ce sujet abordé à de maintes reprises depuis plus de deux ans et dont l’UFAP-Unsa Justice n’a eu cesse de dénoncer ce projet, l’administration est restée évidemment arc-boutée sur ses positions en préférant classifier l’établissement en QSL plutôt que de prendre les mesures qui s’imposaient en s’inquiétant des véritables problèmes de cette structure et en tentant de les résoudre (cf. CR UFAP des CTI 28.02.14 et 01.03.16).

Si d’après le Directeur interrégional adjoint qui présidait ce premier CTI, le maintien sur le site QSL des personnels en poste « dépendra de leur capacité à se remobiliser », l’UFAP-Unsa Justice reste attentive de ce qui pourrait être fait à ce sujet et sera aux cotés des personnels pour interdire les éventuels abus.

Ce projet, une fois de plus refusé à l’unanimité par les organisations syndicales sera présenté en comité technique de l’administration pénitentiaire (CTAP) pour validation finale. S’il est imposé nationalement comme il l’a été régionalement, cette transformation administrative pourrait intervenir fin 2016, début 2017. D’ici là, l’administration indique qu’elle serait à même de réaliser un travail de fond au niveau ressources humaines concernant les personnels techniques et administratifs (greffe) de Varces/Grenoble qui devront absorber le surplus de travail dû à cette transformation… Ce qui en l’état de nos ressources n’est évidemment pas un gage de confiance en l’avenir sur ce sujet…

Une deuxième présentation de la charte des temps des surveillants et brigadiers du centre pénitentiaire de RIOM était le point principal du CTI suivant de ce jour.

Entre les différents votes unanimes « contre » des précédentes instances, les nombreux renvois de réunion en réunion, les multiples erreurs, incohérences voire même contradictions toujours lisibles dans cette charte, on ne peut que se demander à quel jeu jouent direction interrégionale, DIOS et direction du CP RIOM ?! A moins que ce ne soit que de l’INCOMPETENCE en la matière…Les organisations professionnelles (UFAP et FO) ont évidemment voté unanimement contre une nouvelle fois et le dossier sera re re re examiné pour être finalement validé sans avoir tenu compte le moins du monde des avis et amendements des représentants des personnels.

Le despotisme administratif est à son apogée !

Par ailleurs, à la demande de l’UFAP-Unsa Justice, un point sur l’attribution des logements de fonctions au CP de RIOM a été mis à l’ordre du jour pour clarifier la méthode utilisée par le chef d’établissement quant aux futures répartitions des quatre logements appartenant à l’administration pénitentiaire avec la possibilité de se loger dans le parc privé pour un meilleur ratio superficie/composition familiale.

L’officier représentant UFAP-Unsa Justice au sein du CTI de Lyon a ainsi expliqué que l’opacité qui règne sur le sujet est particulièrement anxiogène pour les personnels concernés. Pour rappel, les 4 logements sont mal fichus, trop petits et humides ; personne ne se bat pour les avoir, le chef d’établissement du CP Riom par exemple, s’étant bien gardé d’aller y vivre et préférant se loger dans le parc privé bien plus avantageux en termes de confort et de superficie. Comme trop souvent, les réponses de l’administration n’ont une fois de plus pas été à la hauteur de nos attentes tant elles laissent la porte ouverte à de possibles manipulations et ce, même si la directrice interrégionale qui présidait elle ce deuxième CTI a indiqué que « les logements de l’AP seront prioritairement affectés au derniers arrivés sauf si la composition familiale des personnels arrivants pouvant y prétendre est inadaptée aux superficies » ce qui sous-entend pour elle que « priorité sera donnée aux célibataires »

Comme tous les ans depuis que nous fonctionnons en déficit…, un point sur le Budget régional nous a été présenté par l’adjoint au chef du département budget et Finances (DBF).

Ainsi, l’exécution du budget 2015 s’est « plutôt bien passée grâce à une dotation complémentaire en cours d’année ». Ce sont ainsi au total près de 90 millions d’euros (contre près de 80 millions en 2014) qui ont été affectés au fonctionnement de la direction interrégionale pénitentiaire de Lyon même si près de 12 millions d’euros sont à reporter sur la gestion 2016…

Pour 2016, ce sont un peu plus de 94 millions d’euros qui sont octroyés au fonctionnement des établissements et structures de la DI de Lyon…

Il est à noter que cette augmentation de budget n’empêchera pas certains défauts de paiement sur l’année et que par ailleurs 75 % sera consommé pour le partenariat public privé (PPP = 43 %) et la gestion déléguée (GD = 32 %)… Ce qui laisse évidemment peu de moyens pour la gestion publique et autres moyens de fonctionnements.

Si ce CTI n’a apporté aucune avancée pour les personnels concernés par les différents dossiers, les représentants que nous sommes ne peuvent être qu’interpellés par l’incapacité notoire de la directrice interrégionale de Lyon à écouter les désidératas des personnels et plus encore, par sa totale inaptitude à les entendre et à chercher à comprendre…

Le dialogue social « alibi » ne saurait perdurer en l’état…

Lyon, le 31mars 2016, Les représentants UFAP-Unsa Justice au CTI de LYON

  1. ROSSIGNOL/D. VERRIERE/K. TISON/N. AUBOURDY/A. BERNARD/V. ARFEUIL/D.CARRE/H. COLLINET
  2. CR CTI 30.03.2016

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