vendredi 24 mai , 2019

UR Lyon – ERIS DE LYON – La directrice interrégionale poursuit ses provocations !

La 1ère responsable de la DISP de Lyon, Maryline HANICOT a souhaité profiter de la tenue d’une commission administrative paritaire ce lundi 7 septembre et de la présence des élus de cette instance pour dresser un état des lieux de la situation à la base ERIS de Lyon. 

Elle nous informe que sur la trentaine d’agents que compte cette unité, un seul d’entre eux serait encore présent sur la base et estime que ces nombreux arrêts maladie sont en corrélation d’une part avec un arbitrage récent rendu par le cabinet de la Garde des sceaux qui acterait de leur mobilisation sur le PREJ de Paris, et d’autre part, à l’appel à la mobilisation lancée en début de mois par l’intersyndicale. 

Elle ajoute comprendre que cela puisse générer une crainte dans la mesure où cette commande ne figure pas dans leur doctrine d’emploi et précise, que dans la précipitation, il leur a été fait application de la charte des temps des PREJ, ce qui ne l’empêche pas d’estimer au final que des circonstances exceptionnelles justifient l’arbitrage rendu. 

Elle clôture son intervention sur le fait que c’est une mise en danger de l’institution et qu’elle constate ne plus avoir d’ERIS et interroge alors les élus présents : 

<< Comment voyez-vous l’avenir des ERIS dans notre administration ?>> 

Les élus de L’UFAP UNSa Justice estiment que cette question est une provocation de plus, alors même que personne n’a cherché à discuter avec les agents préalablement à l’ordre donné de les envoyer au PREJ de Paris dans des conditions d’organisation plus que contestables contribuant à faire monter d’un cran supplémentaire la pression. 

Renvoyer en sous entendu la situation actuelle à cette question sur l’avenir des ERIS équivaut à mettre un peu plus encore d’huile sur le feu. 

L’UFAP UNSa Justice rappelle à Mme la directrice interrégionale qu’intégrer les ERIS est un choix, intégrer les PREJ en est un autre, accéder à l’une ou l’autre de ces deux spécialités passe par des étapes spécifiques et propres à chacune d’entre elles (concours et/ou de formation validante). 

L’UFAP UNSa Justice a souhaité faire savoir à Mme. la directrice interrégionale que nous sommes en mesure de comprendre que sa fonction limite sa possibilité d’être sur une autre ligne, mais que malheureusement nous ne pouvons que constater un ras-le-bol tendant à se généraliser. 

Pas étonnant vu son incapacité à conduire le dialogue social !!! 

On met le personnel devant le fait accompli en se moquant des conséquences directes sur leur vie sociale, ce qui vaut pour les ERIS vaut pour les agents des structures pénitentiaires. 

Par exemple, comment expliquer que les agents ERIS bénéficiaient encore l’an passé de la prime de 100,50 euros octroyés aux agents qui réunissent un certain nombre de critère cumulatifs et que cette année sur la base des mêmes critères ordre a été donné de ne pas leur verser cette prime, sans même qu’il en soient à ce jour informés !? 

Alors cette question posée laconiquement aux élus de CAP… Comment faut-il l’analyser ? Que peut bien sous-entendre Mme la directrice interrégionale lorsqu’elle parle de l’avenir des ERIS au sein de notre institution ? A quelle incertitude existentielle veut-elle les exposer ? 

Au vu de ce qu’il se passe dans nos détentions, L’UFAP UNSa Justice considère que personne ne peut se passer des ERIS car personne ne maitrise mieux qu’eux la géographie des établissements pénitentiaires, personne ne dispose mieux qu’eux de leur savoir faire et de leur expérience lorsqu’il s’agit d’intervenir efficacement et rapidement sur des situations d’urgence et de rester en sécurité une fois ces dernières passées. 

Encore faut-il leur permettre de faire leur JOB, ce qui semble ne pas être la volonté de la DISP vu les événements récents au CP MOULINS où les agents de cette structure ont été exposés à des risques graves pour ne pas avoir obtenu l’intervention des ERIS. 

Pour l’UFAP UNSa Justice cette question posée par la DI semble être opportuniste au regard de la volonté plus ou moins masquée de supprimer les ERIS pour faire encore et toujours plus d’économies.           

Ce que la directrice interrégionale a qualifié de mouvement de cessation concertée de service à l’issue de la visite des OS sur la base ERIS récemment est, en tout état de cause, à analyser comme le contre coup d’une fatigue que les médecins de ces personnels n’ont pas manqué de constater également.

Nous verrons bien ce qu’en disent les médecins contrôleurs qui n’ont pas manqué d’être sollicités par cette directrice…. 

Mais à ne manœuvrer que le bâton sans jamais tenter de comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête des personnels, on finit toujours par atteindre les limites humaines. 

Mercredi 9 septembre 2015,

Les élus UFAP UNSA JUSTICE de la CAPI de LYON 

A.CHEVALLIER / D.VERRIERE / L.NEVEU / P.FERRAND / M.PERDRIZET / C.DOUDON

09.09.15 – Communication DI en CAPI sur ERIS

 

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