jeudi 28 mai , 2020

UR TOULOUSE: RÉUNION COVID A LA DISP 15 Mai 2020


A la demande de l’UFAP/UNSa Justice, le DI a convoqué par visioconférence les membres titulaires du CTI afin de faire un point sur la situation.

En préambule, le DI nous a fait un point sur la baisse de la population pénale : nous sommes passés de 641 matelas au sol à 122 au plus bas sur la région !
La baisse de l’activité judiciaire mais aussi les libérations de la Garde des Sceaux ont permis d’arriver à une surpopulation carcérale moins importante, mais qui existe toujours dans bon nombre de Maisons d’Arrêt.
Le DI nous informe que la Ministre de la justice pense sérieusement à l’instauration d’un numerus clausus sur les places des prisons françaises.
Depuis quelques jours, on observe une légère remontée des effectifs, espérons que d’ici l’été on ne réintègre pas tous ceux que nous avions libérés, plus bien d’autres !
Notre région n’a pas connu la déferlante du COVID comme dans le nord de la France, heureusement pour nous, aux dires du DI !
Le DI, au départ assez réfractaire au télétravail a changé d’avis en partie, il est vrai que certaines tâches peuvent se gérer de la sorte.
N’oublions pas que pour certains le télétravail est loin d’être une partie de plaisir, beaucoup cumulant le télétravail et l’école à la maison.
Le DI nous a également dit qu’il souhaitait privilégier la visio par rapport aux EJ et les magistrats seraient sur la même longueur d’ondes, les avocats beaucoup moins !
Concernant le dossier des masques, le DI a reconnu un nombre insuffisant dès le départ, ainsi que des lots de qualité plus que médiocre.
Nous allons finir d’écouler le stock de masques à usage unique avant de recevoir ceux qui sont confectionnés notamment au CD MURET et CP PERPIGNAN et réutilisables 60 fois !
La distribution de ces masques doit démarrer vers le 25 mai,
au nombre de 4 par agents.
Concernant la population pénale, elle devrait en percevoir tout prochainement.
L’UFAP/UNSa a soulevé le problème d’approvisionnement des gants, ce qu’a
confirmé la Secrétaire Générale de la DISP !
Sur le sujet sensible des parloirs, dont l’UFAP/UNSa a dénoncé la rapidité de la réouverture, à ce jour, très peu d’incidents sont à signaler
(Perpignan/Béziers/Seysses) mais nous ne sommes qu’au début, et malgré l’apport de personnel conséquent pour ces parloirs, nous craignons des incidents !
Un gros point noir pour cette crise COVID, ce sont les A.A.E dont nous avons
dénoncé les dysfonctionnements pour ne pas dire l’incompréhension de bon nombre de collègues qui se sentent spoliés de leurs heures ! Tout travail mérite salaire !
Le DI nous a donc répété qu’il s’agissait d’une directive nationale, et qu’il y
avait d’autres façons de récompenser les agents…nous le savions déjà mais il serait peut-être judicieux de récompenser tous les agents qui ont fait preuve de sacrifice et d’acte de bravoure, ou qui tout simplement ont œuvré pour la continuité du service public !
Précisons au passage que l’UFAP/UNSa ne revendique pas des médailles ou
autres lettres de félicitations, nous avons besoin de revalorisation, surtout que nous n’attendons pas de miracle pour les fameuses primes de 1000 euros !
Autre sujet qui fâche, la fameuse PRIME DE RESTAURATION.
Là aussi, l’UFAP/UNSa s’étonne du manque de communication de la DISP sur ce sujet, et nous avons appris que seuls les personnels de la DISP , NÎMES et BÉZIERS pourraient y prétendre, et encore… on nous fait comprendre que les agents en longue journée n’y auraient pas tous droit !
Cette situation est inadmissible, car quelques établissements de la DISP ont
des conventions avec des lieux de restauration, ce que la DISP faisait semblant de ne pas savoir. Nous allons donc saisir les services concernés afin qu’ils revoient leur copie.
N’oublions pas qu’au départ de la crise, l’UFAP/UNSa avait demandé la gratuité des repas pour tous, qu’ils disposent ou non d’un mess, et par la faute de certains pseudo-syndicalistes, nous en sommes parvenus à cette situation ubuesque !
Concernant les tests, le DI nous a assuré qu’il y aurait possibilité de faire des dépistages massifs s’il devait y en avoir besoin.
Cette première réunion a permis d’avoir des échanges constructifs et de dénoncer ici et là des dysfonctionnements !
Cette période de déconfinement partiel doit durer jusqu’au 2 juin, il se peut
qu’après cette date nous nous réunissions en format habituel au siège de la DISP.

Laurens MAFFRE – Johann REIG

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