samedi 04 avril , 2020

VILLA CHAGRIN- PEAU DE CHAGRIN, ou la chronique d’une ELSP au rabais.

Tract-Bayonne-17-Fevr-2020-ELSP

                                           Bayonne le 20 février 2020

       Bref rappel des problématiques sur les EJV existantes : 3 créations de poste pour à la base 6 agents EJV dédiés. De plus, les CAP de mutations n’étant ni fiables ni réactives (agents mutés jamais affectés…), nous en arrivons à un sous-effectif chronique et perdurant. Le bureau local, quitte à ressasser toujours les mêmes rengaines, n’acceptera jamais ces faits qui disent de faire plus avec moins !

       L’autre problématique par rapport aux futures ELSP est d’intégrer les missions médicales, entre autres, sachant que 2 agents y sont déjà affectés. Ceux-ci sont en poste fixe, cumulant d’autres taches que les escortes et remplaçant des agents PF ou les techniciens lors de leurs congés pour assurer la continuité du service. Qui remplacera qui lors de ces CA ? Les agents détention corvéables à merci ? Seront-ils « invités » aux ELSP ?

       Nous nageons actuellement en eaux troubles, d’autant plus que notre direction, comme visiblement celle des autres établissements, ne fait pas preuve d’une grande clarté… Ou pire d’une grande honnêteté.

L’UFAP demande à ce que soient impliquées les OS dans ce projet : tous les agents des différents services sont ou seront impactés. Nous ne devons pas laisser une petite partie des agents, les EJV trop contents d’avoir déserté la détention et leurs « collègues » sans scrupules, décider de l’avenir de l’établissement et prendre en « otage » la CE sous prétexte d’une mise service en catastrophe des ELSP pour cette année 2020…
      

L’UFAP demande à travailler effectivement en amont, en concertation et en toute transparence pour justement éviter l’urgence : peut-être est-ce trop demander à la pénitentiaire ? La seule urgence à nos yeux est de réussir à fédérer l’ensemble des corps de notre établissement pour mener à bien cette volonté de la DAP, d’éviter de se mettre à dos les personnels, même au sein de sa propre équipe d’officiers !

Et pour cela, il faut chiffrer, ce qui avait déjà été fait il y a 1 an déjà, lors de l’avant-projet des EJV par l’UFAP, en janvier 2019 ; ce n’est pas très sorcier à faire… Ensuite évaluer les besoins en personnels ETP, ce qui est moins évident sur une petite structure comme la nôtre où la polyvalence prime. Il faut penser aux possibilités d’astreintes de nuits et de week-end. Enfin, en connaissance des contraintes, lancer les appels à candidature aux agents en ne leur vendant pas du rêve, en précisant quels seront leurs missions et en établissant les fiches de postes en adéquation avec la doctrine d’emploi ELSP et la plus compatible possible avec notre structure.
     

L’UFAP réitère aussi sa position quant au maintien, ou plutôt du retour (!), de 6 équipes de 5 agents en détention.
     

Nous demanderons donc à être entendu par l’inspection de la DI pour faire entendre nos revendications à la fin de ce mois. En fonction, nous prévoirons d’effectuer une demande d’audit sur le personnel si cela nous semble nécessaire.
     

Gageons qu’un dialogue s’instaure à tous les niveaux, car nous avons d’autres chats à fouetter que de se tirer dans les pattes au profit de pontes qui se moquent de nous comme de leur première chemise…
                                                                                                              

                                                                         Pour le bureau local, le secrétaire.

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