Le vendredi 29 mai 2026
Le dimanche 24 mai 2026, une nouvelle agression physique sur personnel s’est produite à la Maison d’Arrêt des Femmes. Lors d’un contrôle au retour de promenade, une détenue a été surprise en possession d’un produit stupéfiant dissimulé dans sa brassière. Face au professionnalisme et à la fermeté de notre collègue, celle-ci a refusé d’obtempérer avant de devenir violente afin de récupérer son produit. Notre collègue surveillante a alors été violemment saisie au bras, avec deux doigts retournés lors de l’altercation, occasionnant également des douleurs dorsales constatées dès le lendemain.
L’UFAP UNSa Justice apporte tout son soutien à notre collègue agressée.
NOUS RAPPELONS QU’IL S’AGIT D’UNE FAUTE DISCIPLINAIRE DU PREMIER DEGRÉ.
L’article R.57-7-1 du Code pénitentiaire est pourtant clair : « Exercer ou tenter d’exercer des violences physiques à l’encontre d’un membre du personnel constitue une faute disciplinaire du premier degré », pouvant être sanctionnée jusqu’à 30 jours de quartier disciplinaire.
Pourtant, malgré la reconnaissance des faits par la détenue lors de la commission de discipline, la sanction prononcée n’a été que de 10 jours de quartier .10 JOURS. Quel message est aujourd’hui envoyé aux personnels, alors que 10 jours sont généralement prononcés pour des violences entre détenus ?
À chaque changement de direction, les agents entendent les mêmes discours : remise en question des pratiques professionnelles, rappels des procédures, multiplication des consignes et des exigences… Mais la direction est-elle, elle aussi, capable de se remettre en question afin d’apporter un véritable soutien à ses personnels ?
Car pendant que certains expliquent aux agents comment travailler, les agressions, elles, continuent.
Le 28 mai 2026, un détenu transféré de Béziers par les ERIS pour des raisons d’ordre et de sécurité a craché sur un gradé du QI/QD. Le lendemain, le 29 mai 2026 à 7h00, ce même individu a jeté un bol d’urine sur un autre gradé.
Là encore, l’UFAP UNSa Justice attend avec impatience de connaître la réponse disciplinaire qui sera apportée à ces agressions, qui, nous l’espérons, ne nous conduiront pas une nouvelle fois devant les portes de l’établissement.
L’UFAP UNSa Justice réclame que :
- Les plaintes déposées par les trois personnels victimes soient pleinement soutenues ;
- Un signalement au titre de l’article 40 soit transmis au Procureur de la République ;
- La politique disciplinaire affichée par la Secrétaire générale de la DISP, désormais nouvelle cheffe d’établissement par intérim, soit à la hauteur des violences subies par les personnels.
Les agents ont besoin de soutien, de reconnaissance et de réponses fermes face aux agressions.
Le secrétaire Pierre Grousset