lundi 23 septembre , 2019

VISITE MINISTERIELLE : L’UFAP-UNSA JUSTICE N’EST PAS SATISFAITE !!!

Une délégation UFAP-UNSA Justice composée de Jean-Jacques RACAMY, Marie AGNESA, Jean GARGAR, Roberte SIMBA, MANUEL MAHADEO et Joëlle GORAM a été reçue le 01 Mai 2019 par la Garde des Sceaux, son Directeur de cabinet, le Préfet de la Guadeloupe, le Directeur de l’Administration, la Directrice de la Mission Outre-Mer ainsi que la direction locale.

CENTRE PENITENTIAIRE DE BAIE-MAHAULT

En premier lieu l’UFAP-UNSA Justice a fait état des points de sa plateforme revendicative tels que :

  • Le transfert des détenus de longue peine vers l’hexagone et des détenus agresseurs ; 
  • La formation pour le Personnel,
  • La mise en place totale du relevé de conclusion de janvier 2018 ; 
  • La dotation en armement des ESP ;
  • La création d’un quartier arrivant au CP de Baie-Mahault ;
  • La création d’une équipe cynotechnique ; d’ERIS, d’UHSI, d’UHSA, d’ERIF, 
  • Le déploiement d’EJ ; des brouilleurs de portables ;
  • Les attentes pour la démolition/reconstruction de la MA de Basse-Terre et la construction du DAC de Baie-Mahault ;
  • La construction d’un établissement pour peines ; 
  • La révision de l’Organigramme de référence des 2 établissements ; 
  • Les effectifs supplémentaires pour les 3 établissements  
  • Des élèves en situation de stage découverte…

L’UFAP-UNSA Justice n’a pas manqué de réclamer à la Ministre que l’application de l’Égalité Réelle Outre-Mer soit mise en place dans le domaine pénitentiaire.

Après avoir entendu les organisations syndicales présentes, la Ministre a apporté quelques réponses :

– Formation du Personnel : le budget a été augmenté

– DAC de Baie-Mahault : la Ministre nous a bien confirmé l’agrandissement avec une capacité de 340 places supplémentaire pour un début des travaux prévu en 2020.

– Relevé de conclusions signé par l’UFAP UNSA Justice : cela déjà commencé par l’indemnitaire. Le protocole sécuritaire avait pris du retard mais le déploiement a commencé à se faire et les dotations devraient être complètes pour la fin de l’année 2019.

– UHSI/UHSA : En prévision du nouvel hôpital, l’UFAP-UNSA Justice a fait savoir que l’élaboration d’un projet est en cours avec la participation du corps médical et lui sera remis très prochainement. Néanmoins, la Ministre nous fait savoir qu’elle n’est pas contre celui-ci et qu’une réflexion devrait être faite avec le Ministère de la Santé pour mener à bien le projet.

– Le quartier Arrivant : en attendant le prochain DAC, un travail sera fait sur l’existant afin d’apporter une amélioration. Mais pour l’UFAP-UNSA Justice l’établissement est dans l’urgence absolue et ne peut attendre plus longtemps car c’est une prison hébergeant 740 détenus qui est laissée pour compte.

– La création d’ERIS : Les ERIS ont diminué sur la Métropole et il faudrait travailler sur un besoin spécifique dans les DOM. Pour montrer leur implication forte pour la Guadeloupe, le DAP a proposé comme site pilote le CP de Baie-Mahault pour l’expérimentation du bâton télescopique et nous a communiqué qu’il n’était pas contre le projet de création d’ERIS.

– Les EJ : tant que les problématiques ne sont pas réglées sur la Métropole il n’y aura pas de possibilité de le faire dans les DOM.

– Les Unité pour Détenus Violents (UDV) : une étude est en train de se faire afin que le CP Baie-Mahault soit doté d’une UDV.

– Les Effectifs : La Ministre nous fait savoir que le taux d’absentéisme est très élevé, et avec l’apport des surveillants pour la prochaine CAP du mois de Mai, l’établissement aura un taux de couverture de 101%. Pour l’UFAP-UNSA Justice cette réponse n’est pas satisfaisante et nous continuerons à démontrer à l’administration le besoin systématique de ressources humaines dans l’établissement.

– Concernant les élèves en situation de stage qu’a proposé notre organisation, le DAP travaillera en collaboration avec l’ENAP afin d’étudier les possibilités de former les élèves dans les départements d’Outre-Mer.

L’UFAP-UNSA Justice a dénoncé le manque de reconnaissance envers les Personnels de la Guadeloupe et a proposé que les récompenses soient faites systématiquement à l’instar d’autre ministère à un certain nombre d’année effectuée dans l’administration

– Concernant la réforme du corps de commandement : Le problème budgétaire qui bloquait vient d’être résolu. Les premières évolutions se feront à la fin de cette année.

N’ayant pas eu assez de temps pour répondre à toutes nos questions, l’UFAP-UNSA Justice continuera de se faire entendre auprès de la Directrice de la Mission Outre-Mer lors du prochain CTD du mois de Juin.

Par ailleurs l’UFAP-UNSA Justice avait été reçue en date du 17 Avril 2019, par le Préfet de Guadeloupe et avait réitéré sa demande de transférer vers l’hexagone des détenus les plus récalcitrants en présence
des forces de l’ordre lors des échanges d’escadrons de Gendarmerie, ce dont il n’est pas opposé.
Madame GUEGAN, directrice de la Mission Outre-Mer, nous a fait savoir qu’en 2018 une quarantaine de détenus ont été transférés vers la métropole, et compte en faire davantage en 2019.

SPIP DE GUADELOUPE

Lors de cette rencontre ont été abordés les éléments suivants :

  • La place du SPIP dans l’extension prévue au CP de Baie-Mahault ;
  • Les contours des réformes en cours (agence TIG, Déploiement RPO…) et les moyens (humains et financiers) qui y seront dévoués ;
  • La nécessité d’augmenter les différents effectifs (CPIP, Administratifs, As, agent PSE…) et les moyens matériels pour réaliser les missions ;
  • Les difficultés rencontrées pour la réalisation des cartes nationales d’identités pour le milieu fermé ;
  • La nécessité d’améliorer le panel de formations pour les personnels mais également pour les personnes prises en charge.

Certains éléments de réponse nous ont été communiqués par la Ministre elle-même : 

  • Externalisation des locaux SPIP et regroupements prévus dans l’extension du CP de Baie-Mahault (début prévu 2020…) ;
  • Atteindre l’objectif de 60 mesures par CPIP d’ici 3 ans ;
  • Une remise à niveau des différents effectifs SPIP ;
  • Le délégué territorial (CPIP ou DPIP) ne serait dédié qu’à sa mission et n’aurait pas de mesures à prendre en charge ;
  • Des formations seront proposées pour la mise en place des réformes ;
  • Une intervention auprès de la Région Guadeloupe pour l’amélioration des dispositifs de formation existant ;
  • Intervention auprès du Préfet et du ministère de l’intérieur pour l’élaboration des cartes nationales d’identité.

MAISON D’ARRET DE BASSE-TERRE

Une délégation UFAP-UNSA Justice composée de Jean-Jacques RACAMY et Frantz SAPOR a été reçue le 02 Mai par le Directeur de cabinet de la Ministre, le Directeur de l’Administration, la Directrice de la Mission Outre-Mer ainsi que la direction locale.

L’UFAP-UNSA Justice a déploré le manque de considération de la Ministre envers les Agents de la MA Basse-Terre en recevant les médiateurs de convergence et pourtant l’UFAP avait avisé par écrit la Ministre sur cette pseudo mascarade :

« Convergence » est présenté comme un dispositif de lutte contre la violence. Les médiateurs de convergence sont des chefs de gangs qui bénéficient de nombreux avantages pour récompenser leur travail de médiation en détention :

Parloirs de 2h, au lieu de 30 min pour les autres détenus et souvent volontairement sans surveillance directe ;

Des accès plus fréquents aux différentes activités…

Et pourtant, nous constatons une augmentation de la violence ces dernières semaines au sein de l’établissement, et une forme de discrimination vis-à-vis des autres détenus. 

Si ce projet est soutenu par la DI, nous ne pouvons que dénoncer le détournement de l’objectif aux fins de caïdats dangereux ayant la main mise sur la gestion de la population pénale.

Ce projet aux apparences attrayantes est extrêmement dangereux et hors de contrôle des Personnels de surveillance de l’établissement ainsi que du SPIP.

Pour l’instant, tout le monde ferme les yeux, bercés par les différents discours du chef d’établissement. De son côté l’UFAP UNSa Justice n’a de cesse d’alerter et de dénoncer ce dispositif. 

Aussi, si vous laissez perdurer un tel procédé en l’état, vous engagez la mise en danger de l’ensemble des Personnels de l’établissement ainsi qu’une gestion non équitable à l’égard de la population pénale.
A ce titre, l’ensemble des acteurs ayant validé, soutenu et mis en place ce dispositif, devront assumer leur responsabilité le moment venu ! »

Concernant la reconstruction l’UFAP-UNSA Justicereste toujours septique sur les annonces de l’APIJ et de la Ministre car des travaux qui devaient débuter en Octobre 2019 ont été repoussés pour 2020.

En ce qui concerne le parking pour le personnel, le DAP nous a fait savoir qu’il budgétisera le financement pour que des places soient attribuées aux personnels 

Le DAP nous a précisé qu’il en verra une audite pour l’organigramme de référence.

L’UFAP UNSa Justice a été écoutée mais n’a pas été entendue sur différents points sensibles,  

L’Union Régionale UFAP-UNSa Justice une présence quotidienne…

                                                             Le Bureau Régional

                                                                        UFAP UNSa Justice de Guadeloupe

Related posts