Le 10.05.2026
Ce jeudi 07 mai 2026, un détenu du 3ème étage du bâtiment B a incité 36 de ses codétenus afin de tenter d’imposer ses desiderata, engageant un véritable rapport de force avec l’administration et en procédant au blocage de la cour de promenade.
Cet individu, déjà bien connu au sein de l’établissement, impliqué et déjà sanctionné dans une précédente affaire disciplinaire pour des violences commises sur codétenu en cours de promenade, régulièrement trouvé détenteur d’objets interdits, a orchestré cette action collective en utilisant influence, pression et peur.
Il démontre une nouvelle fois son influence et son aisance en détention, sa capacité de nuisance ainsi que son profil de meneur violent.
Après cet épisode de mouvement collectif, que l’ensemble des agents, tous corps et grades confondus, a su gérer avec professionnalisme et sang-froid sans escalade de l’incident. Ce détenu a de nouveau fait parler de lui ce samedi.
Il a été placer au quartier disciplinaire, non sans avoir auparavant ajouté à sa réputation le tabassage pendant le mouvement collectif d’un détenu moins enclin que les autres à participer.
Ce meneur a poursuivi ses agissements, et seule la vigilance et le professionnalisme des agents de la brigade QI/QD ont permis d’identifier une remontée de « yo-yo » vers la cellule qu’il occupait. La fouille est sans appel :1 smartphone de marque APPLE ,2 lames de scie, dont une quasi complète ,1 chicha électronique ,1 batterie externe et son chargeur.
Ce détenu déterminé et organisé n’a pas hésité à lourdement dégrader sa cellule en perforant les deux couches de caillebottis et en cassant la fenêtre afin d’accéder à son butin.
S’il fallait encore un argument supplémentaire pour démontrer le profil de cet énergumène, ce dernier a également tenté de corrompre un agent !
L’administration ne peut désormais plus se cacher derrière des discours de façade : tout le monde sait aujourd’hui que cet individu s’est imposé comme un véritable caïd, produit d’un établissement surpeuplé où l’on manque cruellement d’agents.
Pendant que les personnels sont noyés sous les tâches, les mouvements, les charges de travail et les rappels incessants, certains détenus prospèrent dans un système fragilisé par un sous-effectif chronique que l’administration refuse de solutionner.
Jusqu’à quand les agents devront-ils compenser seuls, par leur engagement, leur sang-froid et leur cohésion, l’absence de réponses fermes face à des profils qui évoluent comme des poissons dans l’eau au sein de nos détentions ?
Le constat est grave : le sous-effectif fragilise nos détentions et favorise l’installation de véritables logiques de caïdat.
Quand les personnels manquent, ce sont les meneurs qui prennent la place parce que la détention, comme la nature, a horreur du vide. Quand l’autorité s’affaiblit, les violences, les trafics et les pressions se multiplient !
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM exige le transfert immédiat et lointain de ce détenu, une réponse pénale et disciplinaire exemplaire, des effectifs supplémentaires pour sécuriser durablement l’établissement, une protection réelle des personnels confrontés quotidiennement à ces profils dangereux.
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM félicite l’ensemble des agents qui tiennent le cap dans des conditions toujours plus dégradées et somme l’administration de réagir et de protéger enfin ceux qui palie aux carences d’une administration malade !
M.O Secrétaire locale de L’UFAP UNSa justice du CP de VLM