À l’heure où s’achève une période estivale particulièrement éprouvante, l’UFAP UNSA Justice souhaite dresser un constat clair : les agents ont tenu, mais l’organisation n’a pas suivi. Les remontées du terrain sont nombreuses et concordantes : le manque d’effectifs et une gestion perfectible fragilisent l’ensemble de l’établissement.
DES AGENTS QUI S’ESSOUFFLENT
Depuis plusieurs semaines, certains collègues ont accumulé un volume d’heures considérable, tandis qu’un service de journée a absorbé une grande partie des rappels, parfois même en nocturne. Cette situation crée un déséquilibre évident entre les services en longue journée : les mêmes équipes portent trop souvent les difficultés.
BONIFICATIONS : RESPECTER LES AGENTS, AMÉLIORER L’ORGANISATION
Les départs en congés bonifiés, parfaitement légitimes et prévus par les textes, ont parfois été mal anticipés. Il ne s’agit en aucun cas de pointer du doigt les collègues concernés — qui accomplissent leurs missions avec sérieux — mais de rappeler que l’organisation doit mieux anticiper ces périodes pour éviter d’ajouter de la tension à une situation déjà fragile.
DES AGENTS PLACÉS DANS DES SITUATIONS INADAPTÉES
Plusieurs témoignages font état de moments où, durant les pauses méridiennes, des agents de journée ou des moniteurs de sport se sont retrouvés seuls à la porte d’entrée, parfois amenés à gérer des alarmes ou des mouvements de véhicules… Et cela, en tenue de moniteur de sport.
Ce type de situation n’est acceptable ni pour les agents concernés, ni pour l’établissement. Le manque d’effectifs ne doit jamais conduire à des missions inadaptées ou à des conditions de travail dégradées.
DES RESSOURCES DISPONIBLES… MAIS…
Il nous a été signalé que certains cadres hésitent à solliciter les ELSP pour des extractions lorsque l’horaire approche de la fin de service. Pourtant, lorsque les agents sont encore dans leur créneau de travail, il est indispensable d’utiliser toutes les ressources disponibles.
Dans un établissement régulièrement en sous-effectif, ne pas mobiliser les forces présentes est un non-sens.
SALUER CEUX QUI ONT RÉPONDU PRÉSENTS
L’UFAP UNSA Justice tient à remercier et à saluer :
● Les postes fixes, qui ont absorbé un nombre important de rappels pour soutenir les services en tension
● Les agents en équipes présents en détention, qui ont tenu la ligne malgré la pression quotidienne et les effectifs réduits
● L’ensemble des personnels mobilisés, qui ont fait preuve de solidarité, de professionnalisme et d’un engagement remarquable.
Cet investissement mérite d’être reconnu et respecté.
Mais une question demeure : jusqu’à quand peut-on demander aux agents de compenser les failles d’une organisation défaillante ?
L’UFAP UNSA JUSTICE DEMANDE :
● Une réflexion sérieuse sur l’organisation des services et la gestion des effectifs ;
● Une répartition plus équitable des rappels et des heures supplémentaires ;
● Une anticipation réelle des départs en congés bonifiés ;
● L’utilisation de toutes les ressources disponibles lorsque les agents sont encore en service ;
● Le respect des missions et des conditions de travail de chacun ;
● Et surtout, des effectifs à la hauteur des besoins réels de l’établissement.
Les agents ne doivent plus être la variable d’ajustement d’une organisation qui s’essouffle.
L’UFAP UNSA Justice restera vigilante et continuera de porter la voix des personnels.
REJOIGNEZ LE SYNDICAT DE TERRAIN, LE SYNDICAT QUI NE RECULE PAS !