Depuis des mois, les agents qui tiennent la détention à bout de bras tirent la sonnette d’alarme. Mais face aux réponses bien trop légères des décideurs locaux, la situation ne fait qu’empirer.
Il y a quelques mois déjà, alors que le nombre de détenus explosait et que les effectifs des personnels fondaient, une agression au pic entre deux détenus éclatait lors d’une sortie de promenade. Le sang-froid et le professionnalisme du gradé et des agents permettaient d’éviter le pire.
Il y a quelques semaines, les personnels et leur gradé déjouaient une nouvelle attaque au couteau, sur fond présumé de règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. Des lames en céramique étaient également retrouvées en détention.
Ce week-end, nouvel épisode dans une maison d’arrêt surchargée : une bagarre éclate sur une cour de promenade bondée. Et les protagonistes sont armés d’Opinel !
Une fois encore, c’est grâce à l’intervention et au professionnalisme des personnels qu’un drame majeur a pu être évité.
AUJOURD’HUI, ILS S’ATTAQUENT ENTRE EUX. ET DEMAIN, UN DE NOS COLLÈGUES ?
Qui peut garantir qu’une de ces lames ne sera pas retournée contre un agent venu s’interposer ?
À chaque intervention pour séparer des détenus armés, nos collègues s’exposent directement. Celui qui vient empêcher un meurtre peut, à son tour, devenir la cible.
Faudra-t-il qu’un des nôtres tombe sous les coups pour que la direction prenne enfin la mesure de la situation ?
Les personnels n’ont pas à attendre d’être poignardés pour que leurs alertes soient entendues !
Pendant ce temps, la hiérarchie locale reste stoïque. Les incidents s’enchaînent, les armes circulent et les agents continuent de tenir la détention avec les moyens du bord.
Madame la Directrice, avant de vous acharner à réorganiser ce qui fonctionne, commencez par sécuriser notre établissement ! Les priorités sont dans les cellules, les coursives et les cours de promenade. C’est là que nos collègues risquent leur intégrité physique. C’est là que nous attendons des actes !
L’UFAP UNSa Justice CP Valence exige une fouille d’ampleur de l’ensemble des secteurs d’hébergement, avec les moyens humains et matériels nécessaires. Ces armes doivent être recherchées et retirées avant qu’elles ne servent à nouveau.
Nous demandons que les personnels de détention de tous grades, sans exception, soient officiellement félicités par écrit pour leur engagement et leur professionnalisme. Sans eux, les conséquences de ces violences auraient pu être dramatiques.
Les personnels ont suffisamment donné. Leur courage et leur sang-froid ne doivent plus servir à compenser l’insuffisance des réponses apportées.
L’UFAP UNSa Justice CP Valence tire une dernière fois la sonnette d’alarme avant d’appeler les personnels à passer à l’action.
CHAQUE LAME QUI CIRCULE EN DÉTENTION MENACE AUSSI LA VIE D’UN AGENT.
NOUS N’ATTENDRONS PAS QU’UN DES NÔTRES SOIT FRAPPÉ POUR NOUS MOBILISER !
Pour l’UFAP UNSa Justice,
Le bureau local Valence