mercredi 22 mai , 2019

communiqué régional

Les 04 et 05 février derniers, démocratiquement et après consultation de l’ensemble des bureaux locaux, le comité directeur de notre organisation a décidé de ne pas rejoindre l’intersyndicale.

Au-delà de la campagne anti-UFAP et anti-Forget 2018, faisant fi de la violence à laquelle ont été confrontés les militants UFAPIENS, l’Union Régionale UFAP Grand-Est ne souhaite pas s’associer à cette entente syndicale. Tout simplement parce que nous ne partageons pas certaines revendications, comme cette fameuse catégorie B qui semble être la priorité de l’intersyndicale.

Celle-ci ne règlera pas les maux profonds de la Pénitentiaire (violences quotidiennes, manque de reconnaissance, difficultés de recrutement…) contrairement à ce que certains vendent, le passage en B ne nous fera pas gagner 300 euros/mois. Et ne nous préservera pas des agressions physiques et verbales ! En revanche, 30% des candidats actuels qui n’ont pas de baccalauréat seront écartés d’office de notre profession accentuant encore un peu plus les problèmes de recrutement…

Sans oublier le risque d’ouverture à la contractualisation de nos métiers et plus précisément sur les postes de sécurité ou périphériques (PEP, Miradors, PCI, PIC, missions extérieurs…).

Les surveillants de carrière seraient ainsi cantonnés aux missions exclusives de gestion des coursives, comme le souhaitent certains technocrates à la cravate serrée!

Bref, au démantèlement de notre profession, l’UFAP UNSa Justice dit NON!

L’UFAP UNSa Justice exige la poursuite et l’accélération de la mise en œuvre totale des points actés dans le relevé de conclusions de janvier 2018.

Ce protocole doit être le début d’un virage sécuritaire avec une gestion toute particulière des différents profils de détenus, du retour de l’autorité en détention, de l’organisation de travail en binôme ou en équipe, des réorganisations des journées de détention, de la mise en place des dotations matérielles collectives et individuelles…

L’UFAP UNSa Justice exige également l’ouverture de négociations portant sur les points suivants:

  • La revalorisation de la PSS , au-delà des 2 points d’augmentation pour les personnels de surveillance obtenus dans le relevé de conclusions de Janvier 2018, il est nécessaire d’accentuer cette revalorisation et d’aller plus loin en élargissant l’application aux PA, PT et PIP.
  • La revalorisation de l’ICP attribuée au corps d’encadrement et d’application et aux personnels techniques, à hauteur d’un réel 13ème mois.
  • La revalorisation de l’IFSE pour tous les corps communs et la mise en place d’un complément indemnitaire annuel respectable pour les catégories B et C.
  • La revalorisation de l’IFPIP, des primes de nuits, de dimanches et jours fériés, et d’astreinte.
  • Une doctrine d’emploi nationale pour les missions des ESP (EJ, ERIS, UHSI, UHSA, Brigade cynotechnique, ELAC, ELSP) accompagnée des moyens humains et matériels. – Le déploiement des différents relevés de conclusions (chaine de commandement, Personnels Techniques, Filière d’Insertion et de Probation).
  • L’ouverture de négociations pour une nouvelle réforme statutaire du corps d’encadrement et d’application.
  •  La mise en place rapide du plan de requalification de la filière du corps de commandement.
  • La revalorisation de l’IFO pour les officiers, conformément aux accords du relevé de conclusions de mars 2017.
  • L’ouverture de discussions sur les conditions de travail et les rythmes de travail des Personnels (passage au 33h hebdomadaire conformément au décret du 25 aout 2000, octroi d’un 2ème RH légal, suppression du matin/nuit, droit aux vrais congés d’été et la 8ème semaine de CA pour tous…).

NOTRE COMBAT CONTINUE POUR LA SÉCURITÉ, L’AMÉLIORATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET L’AUGMENTATION DU POUVOIR D’ACHAT…

NOTRE DETERMINATION EST INTACTE.



Les secrétaires généraux,

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