Le 27 octobre 2026
L’UFAP UNSa Justice de Nîmes tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme !
Cet après-midi, deux détenus ont été blessés par arme blanche sur la cour de promenade.
Deux couteaux en céramique ont été récupérés, alors que, selon nos sources, quatre armes auraient été présentes. La scène a été d’une extrême violence. Une victime, qui gisait au sol, a été rouée de coups de pied en pleine tête. Alors que les personnels tentaient d’extraire les victimes, de nombreux détenus se sont rués sur la porte pour empêcher leur sortie.
Résultat : un détenu extrait aux urgences avec blessure profonde au ventre et de nombreuses contusions.
Une situation inacceptable.
La violence explose, les tensions s’accumulent et les personnels sont en première ligne !
Avec un taux de surencombrement supérieur à 250 %, la maison d’arrêt de Nîmes est au bord de la rupture. Rivalités de quartiers, agressions répétées, conditions de détention dégradées : la détention est devenue une véritable poudrière. Chaque jour, les personnels doivent batailler pour faire réintégrer des détenus en cellule. Régulièrement, des détenus sont agressés en cellule. Depuis plusieurs semaines, les gestions équipées s’éternisent et obligent les agents à s’équiper jusqu’à quatre fois par jour sans perspective de transfert !
Une centaine de détenus attend toujours un transfert vers un établissement pour peines.
Le personnel est à bout ! Tous corps et grades confondus !
Les agents travaillent dans une insécurité permanente et subissent de plein fouet les conséquences d’une surpopulation carcérale devenue incontrôlable.
Cette situation ne peut plus durer.
L’UFAP UNSa Justice de Nîmes exige des actes immédiats :
-Des transferts disciplinaires rapides pour les détenus responsables de violences et de troubles graves. Des messages clairs doivent être envoyés en détention.
-Un déroutage des écrous sans délai afin de faire baisser la surpopulation carcérale.
-Des mesures concrètes pour rétablir la sécurité et mettre fin à cette escalade de violences.
Une réponse ferme de l’administration face aux incidents et aux agressions qui se multiplient.
LE PERSONNEL EST À BOUT. LA COLÈRE MONTE !
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !
Le bureau local UFAP