Ce matin, vers 6h50, la Maison d’arrêt de Nanterre a été la cible d’une attaque d’une extrême gravité. S’introduisant impunément sur le domaine pénitentiaire, un individu cagoulé a positionné son véhicule contre la porte du sas véhicules avant d’y mettre délibérément le feu et de prendre la fuite.
L’UFAP UNSa Justice condamne avec la plus grande fermeté cet acte violent et gratuit et apporte son soutien total et inconditionnel à l’ensemble des personnels de Nanterre.
Face au danger, nos collègues font preuve chaque jour d’un professionnalisme exemplaire, alors même que leur sécurité ne cesse de se dégrader.
Cette nouvelle attaque n’est pas un énième fait divers de plus. Elle s’inscrit dans la sinistre continuité des attaques violentes qui frappent nos structures et nos personnels.
Combien de temps l’État va-t-il regarder ses prisons se faire assaillir avant de réagir à la hauteur de la menace ?
L’UFAP UNSa Justice refuse la fatalité et réaffirme avec force ses revendications d’avril 2025 :
- La création de Zones de Défense Pénitentiaire : il est urgent de dépasser les mesurettes symboliques. Nos établissements et nos domaines pénitentiaires doivent impérativement être dotés de réels moyens physiques de protection (enrochements, pose de concertina, brises-vues métalliques et déploiement d’une vidéosurveillance performante et généralisée). Nous exigeons un cadre juridique clair, définissant précisément les conditions d’accès aux domaines pénitentiaires et d’usage de la force face aux menaces extérieures, ainsi qu’un durcissement drastique des peines encourues en cas d’intrusion ou d’agression contre nos structures et nos agents.
- Le renforcement massif des ESP : face aux menaces multiples, la sécurité périmétrique ne peut plus être une option budgétaire de l’administration. Nous demandons la réévaluation immédiate et le renforcement des effectifs des Équipes de Sécurité Pénitentiaire pour garantir un contrôle armé, permanent et dissuasif de tous les accès.
L’État doit garantir la sécurité de ceux qui le servent et assumer ses devoirs avant qu’il ne soit trop tard. L’heure n’est plus aux constats, elle est aux actes et au déploiement immédiat des moyens de protection.
La gravité et l’urgence exigent des actes, des moyens et de la fermeté !
Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY