Le jeudi 22 octobre 2026
Lors d’une fouille de cellules au centre de détention de Perpignan, les ELSP ont découvert un véritable kit du parfait bricoleur ! Au programme :
- Une lame de scie de 16 cm dissimulée dans un cahier.
- Un téléphone portable et une balance destinée à peser les produits stupéfiants, cachée dans une fausse boîte de conserve de sardines.
- Une clé IPTV.
- Sept câbles et chargeurs dissimulés dans des chaussures et des chaussettes.
- De la colle de chantier grise (pour masquer les traces de sciure ?).
- Cinq litres de peinture blanche.
Et pour compléter le tableau : un trou dans le caillebotis et un barreau de la cellule déjà attaqué à la scie ! Le tout dans la cellule d’un détenu déjà condamné à six mois supplémentaires d’emprisonnement pour ne pas être rentré d’une permission de sortir et libérable en 2029 !
Ah oui, pas de couteau en céramique cette fois-ci, mais une arme artisanale confectionnée avec du verre et une chaussette !
TRÊVE DE PLAISANTERIE !
Pendant cette même matinée, des téléphones portables et des produits stupéfiants ont également été découverts au parloir familles, à la maison d’arrêt des hommes ainsi qu’au QI/QD.
NOTRE SÉCURITÉ REPOSE-T-ELLE UNIQUEMENT SUR L’HUMAIN ?
Nos collègues font leur travail, mais la vigilance des personnels ne peut pas constituer notre unique moyen de sécurité. Il est urgent de disposer de moyens techniques adaptés à la réalité du terrain, ainsi que de réponses disciplinaires et pénales réellement dissuasives.
L’UFAP UNSa Justice souligne la vigilance de l’ensemble des personnels, qui exercent leurs missions dans un contexte de sous-effectif chronique : 24 agents manquants et une surpopulation carcérale atteignant 255 % et 250 % à la MAH et à la MAF. La situation est telle qu’un stop écrou a été mis en place à la maison d’arrêt des hommes, fautes de places disponibles au sol…