Le 26 08 2026
Ce matin, lors des ouvertures de contrôle, un détenu du rez-de-chaussée du bâtiment B, connu pour présenter d’importants troubles psychiatriques, est sorti de cellule armée d’un poinçon artisanal.
Il menace le surveillant de le « crever » et se montre immédiatement d’une violence et d’une détermination extrêmes, tentant de lui porter un coup avec son arme artisanale.
Face à cette folle agression, le surveillant doit battre en retraite jusqu’au PCC, le détenu le poursuit et continue son attaque, obligeant notre collègue à se retrancher derrière une grille.
Il n’aura pas réussi à atteindre son premier objectif. Qu’à cela ne tienne : il veut du sang. Il veut planter un agent, il veut tuer !!!
À l’arrivée des renforts, le détenu porte un coup de poinçon au visage d’un deuxième surveillant. L’arme pénètre au niveau de l’arcade et le sang de notre collègue se met à couler mais le détenu follement déterminé ne s’arrête pas là. Il brise ensuite un objet en verre sur la tête d’un troisième surveillant qu’il avait dissimulé dans la poche. Le collègue chute et heurte violemment la tête contre le PCC, une véritable scène de violence extrême.
Le salut de cet agent ne tient finalement qu’à l’intervention héroïque d’un quatrième agent affecté à l’infrastructure, qui intervient malgré le danger et parvient à maîtriser le détenu, après avoir lui-même essuyé deux coups de poinçon portés au niveau du cou et entendu les propos suivants « tu es mon fils, tu es mon fils, mets-toi à genoux je vais t’égorger »
Rani, aujourd’hui tu as été héroïque. Ici, nous avons toujours eu confiance en ton professionnalisme, ton courage et ton engagement.
Aujourd’hui encore, tu as démontré ce que signifie être un agent pénitentiaire : intervenir pour protéger ses collègues, au péril de sa propre intégrité physique.
Aujourd’hui le sang d’un des nôtres à couler et pourtant, combien faudra-t-il encore d’agressions ? Combien faudra-t-il encore de collègues blessés ? Combien faudra-t-il encore de visages ouverts, de traumatismes et de vies mises en danger pour que la dangerosité de certains profils soit enfin réellement prise en compte ?
Les personnels du CP de Villeneuve-lès-Maguelone n’en peuvent plus. Nous exerçons nos missions avec des moyens insuffisants face à des détenus trop nombreux présentant des troubles psychiatriques majeurs et un potentiel de violence extrêmement élevé. Ils insultent, provoquent, agressent, font couler le sang puis sont ensuite déclarés inaptes et hospitalisés.
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM apporte tout son soutien et souhaite un prompt rétablissement aux copains agressés et blessés physiquement et moralement.
Face à cette nouvelle agression d’une violence inouïe, l’établissement sera bloqué demain à partir de 06h00 en soutien en solidarité et en responsabilité.
Le bureau local UFAP UNSa justice CP VLM