Ce samedi, au cours d’une ronde, les agents de l’équipe ELSP ont observé une augmentation préoccupante des projections à l’intérieur de l’établissement. Une inspection approfondie a permis de constater que plusieurs caillebotis avaient été sciés et dissimulés à l’aide de morceaux de papier, dans le but de contourner la vigilance du personnel.
Pour donner suite à cette découverte, un contrôle des cellules ainsi qu’un sondage des barreaux ont été programmés. Les interventions menées par l’équipe ELSP ont permis de révéler des techniques bien rodées utilisées par les détenus pour dissimuler du matériel illicite, notamment :
- L’ouverture des coffres à l’aide de clés artisanales ou de couteaux.
- Le démontage de casiers pour y aménager des cachettes.
L’ensemble de ces pratiques témoigne d’une organisation avancée au sein de la détention. Les premiers éléments recueillis montrent qu’une large partie de l’établissement serait concernée, illustrant un important retard dans la détection de ces procédés.
Les fouilles ont notamment permis de mettre à jour une cachette généralisée, provoquant une forte agitation de la détention. Les principaux objets saisis sont les suivants :
- 15 téléphones portables ;
- 2 balances ;
- Du matériel électrique (câbles, transformateurs) ;
- Des stupéfiants (cannabis, cocaïne, crack, ecstasy) ;
- Des lames en céramique ;
- Un kit de réparation de serrure ;
- Une canne à pêche artisanale.
LUFAP UNSa justice félicite les agents qui ont fait preuve de réactivité, de lucidité et d’un professionnalisme remarquable. Sans leur intervention, ces failles auraient continué à être exploitées au détriment de la sécurité du personnel et de l’établissement.
L’UFAP UNSA Justice attire l’attention sur des failles importantes dans les installations ; une circulation massive d’objets illicites, l’apparition de lames en céramique, constituant un danger particulièrement préoccupant pour les agents, qui ne disposent pas des moyens adaptés pour y faire face, des risques accrus pour le personnel.
LUFAP UNSa justice dénonce également la focalisation des efforts de la direction sur la surveillance accrue des personnels via les caméras. Selon l’UFAP UNSA Justice, la priorité de la direction devrait impérativement être recentrée sur la sécurité de l’établissement et de ses agents.
L’UFAP UNSA Justice formule les exigences suivantes :
- Une sécurisation urgente des cellules et du matériel défectueux
- Une fouille générale de l’ensemble de la détention
- Des moyens humains supplémentaires pour faire face à l’ampleur de la situation
- Des mesures concrètes pour stopper les projections et trafics
- Une prise de responsabilité claire de la direction
- L’arrêt immédiat des matelas au sol : véritable bombe à retardement.
L’UFAP UNSA justice de la MABT, contrairement à la direction saura prendre ses responsabilités, la sécurité du personnel de la maison d’arrêt de Basse-Terre ne saurait être compromise sous aucun prétexte.
Pour l’ufap unsa justice de la MABT, Il s’agit d’un principe non négociable.
À bon entendeur… Salut.
L’UFAP UNSa justice de la MABT, une présence au quotidien
Le bureau local