
L’UFAP UNSa Justice de la Maison d’arrêt de Guéret constate, une fois encore, que malgré les
nombreux signaux d’alerte remontés depuis plusieurs mois, aucune remise en question du
management local n’a été engagée.
La récente mise en place d’un faisant fonction de brigadier-chef n’a fait qu’accentuer les divisions
entre gradés et personnels de surveillance, créant un climat délétère. Cette politique du « divisé
pour mieux régner », malheureusement récurrente dans cet établissement, ne peut qu’affaiblir la
cohésion des équipes.
L’UFAP UNSa Justice réaffirme son soutien aux officiers dans leurs missions quotidiennes.
Elle tient également à saluer l’excellent travail réalisé par les gradés, trop souvent mis à mal par
une gestion inéquitable. Il est temps de mettre fin aux fractures entre gradés et surveillants, et à
instaurer une véritable dynamique de cohésion fondée sur un management juste, équilibré et
transparent, sans favoritisme entre les services.
Quant à la notion de loyauté, souvent invoquée par la direction, il est grand temps que cette
dernière comprenne qu’elle ne l’obtiendra que lorsqu’elle fera preuve de sincérité et de droiture à
l’égard des personnels.
Il est d’ailleurs regrettable qu’il faille une intervention de l’Union Régionale UFAP UNSa Justice
lors du CSA DISP du 2 octobre dernier pour que les personnels de l’établissement puisse obtenir
un retour précis sur la première visite du représentant de la DI.
L’UFAP UNSa Justice tient également à réagir suite au compte rendu de la réunion de synthèse
du 30 septembre 2025, dans lequel une allusion déplacée a été faite sur l’absence des
représentants syndicaux.
Il est important de rappeler qu’une réunion de synthèse n’a aucun caractère officiel, et ne saurait en
aucun cas être assimilée à une instance de dialogue social.
Enfin, l’UFAP UNSa Justice réitère sa demande de révision de l’organigramme de référence, afin
de prévoir au moins trois agents supplémentaires, permettant ainsi d’atteindre 50 % des équipes
composées de quatre agents.
Le quatrième agent doit correspondre au principe du « 1 pour 1 » (un agent de détention pour un
faisant fonction), le temps que le service des gradés retrouve une organisation normale.