Une fois encore, l’UFAP UNSa Justice exprime ses inquiétudes face à l’insécurité grandissante qui gangrène la Maison d’arrêt de Limoges.
Avec un taux d’occupation qui excède les 250 %, l’établissement frôle l’implosion : les cellules sont surchargées, des matelas jonchent le sol, et la promiscuité est inévitable. La situation est extrêmement volatile et complètement ingérable.
De plus, les moyens de sécurité ne sont plus à la hauteur, malgré des alertes fréquentes concernant des ICOM hors d’usage. L’administration préfère ignorer la situation et son silence est irresponsable.
Dans un établissement vétuste, bondé et laissé à l’abandon, le personnel évolue dans un cadre de danger constant, épuisé tant physiquement que mentalement. Combien d’incidents graves seront nécessaires avant que des mesures ne soient prises ? Devons-nous attendre qu’un drame se produise, qu’il y ait un accident tragique, pour que l’Administration prenne enfin des décisions ?
Face à cette mise en danger délibérée des personnels, l’UFAP UNSa Justice exige des mesures immédiates, et non de nouvelles promesses :
- Stop écrou immédiat et désencombrement massif de la détention
- Remplacement sans délai des ICOM défectueux
- Renforcement réel et effectif des moyens de sécurité
- Conditions de travail dignes et reconnaissance concrète de l’engagement du personnel
L’UFAP UNSa Justice refuse que l’inaction des pouvoirs publics continue de menacer la santé et l’intégrité physique de ceux qui assurent la sécurité de l’établissement.
Le 08/01/2026, le secrétaire local