L’UFAP UNSa Justice de Roanne ne peut que constater, une fois de plus, l’état de décomposition avancée du « fonctionnement » du service des agents… et, par extension, de ceux qui sont censés le piloter.
Décidément, manager est un vrai métier.
Et manifestement, certains ont sauté l’étape de la formation…
Car enfin, cela fait des mois pour ne pas dire des années que le problème est identifié. La seule solution saute aux yeux de tous, sauf peut-être de ceux qui refusent obstinément de les ouvrir : écarter un personnage qui, de toute évidence, ne possède ni les compétences, ni la vision, ni même les bases nécessaires pour diriger un service des agents.
Mais non. On persiste. On s’entête, et surtout, à quel moment quelqu’un décidera-t-il enfin d’appuyer sur le bouton “arrêt” ?
L’UFAP UNSa Justice de Roanne en appelle pourtant à quelque chose de simple : la responsabilité… et le bon sens.
Deux notions qui semblent aujourd’hui relever davantage du concept théorique que de la pratique quotidienne. Il est urgent de changer de paradigme. Sortir de cette vision hors-sol, de ce corporatisme étouffant, et ouvrir enfin la porte au dialogue réel.
Parce que gouverner d’en haut, sans jamais regarder ce qu’il se passe en bas, ce n’est pas diriger : c’est piloter à l’aveugle. Et les résultats sont là. Implacables.
Les méthodes appliquées depuis des années sont un échec total.
Ça ne fonctionne pas. Point.
Sur les feuilles de service, on trouve parfois des agents sur deux postes, des postes protégés non couverts, etc…
Pour les rappels, cette fois, ce n’est pas un problème de volontaire mais de copinage, si on fait partie de la garde rapprochée du SDA, on obtient en avant-première, les rappels les plus intéressants, on passe de longue journée en nuit, avec un effet désastreux, puisque les feuilles de service se vident encore plus.
Pour l’UFAP UNSa Justice, la salade n’est pas fraiche, on a bien compris que le SDA était le bras armé de l’administration et que la logique était comptable au détriment de la sécurité de tous.
Le SDA a réussi à réduire le volume d’heures supplémentaire en 2025, alors que les agents sont de moins en moins nombreux. On en déduit facilement que le SDA maintient volontairement un mode dégradé à des fins économiques.
Les feuilles de service qui sont aussi vide qu’illisible, on y trouve des flèches, des annotations
manuscrites, un mode dégradé pour la brigades longues journées qui se retrouvent sur un tableau collé à la main sur la seconde page … la lecture des feuilles de service est une torture !
Le service des agents, avec la bénédiction de la Direction, réussit l’exploit de dégoûter et d’écœurer toujours plus de personnels, en expliquant qu’on refuse de les arranger quelque part pour leur bien, pour ne pas faire trop d’heures ou ne pas les fatiguer… Et là, on touche au sommet de l’absurde.
C’est un peu comme si le PDG d’une grande marque de cigarettes lançait une étude sur le cancer du poumon, en expliquant très sérieusement qu’il se soucie de la santé publique.
À un moment, il faut arrêter le spectacle. Arrêter de prendre les agents pour des abrutis
Et sur le droit syndical ?
Depuis plusieurs mois, les représentants syndicaux UFAP UNSa Justice du CD de ROANNE se heurtent à un mur, pas celui de l’établissement, bien que celui-là soit plus souple. Beaucoup de demande de journée de détachement syndicale formulée au titre de l’article 13 du décret n° 82- 447 font l’objet d’un refus, parfois peu motivé, souvent laconique, toujours prévisible.
Les motifs invoqués rivalisent parfois d’ingéniosité : les « nécessités de service », une formule magique qui couvre apparemment tout, sauf le respect du dialogue social, « l’insuffisance des effectifs », « le calendrier contraint », comme si les délégués syndicaux devaient attendre une fenêtre météorologique favorable pour exercer un droit inscrit dans le statut général des fonctionnaires !!
La Direction croit-elle sincèrement qu’un établissement fonctionne mieux lorsque ses représentants syndicaux restent cantonnés à leurs postes, bien sagement, loin de toute instance, loin de tout endroit où ils pourraient être utiles aux agents qu’ils représentent ?
Dans ce petit théâtre administratif, certains dirigeants continuent de se prendre pour des oracles, persuadés d’être les seuls détenteurs de la vérité.
Les autres ? Des gueux. Des râleurs. Des profiteurs…
Attention tout de même : l’histoire a montré que mépriser trop longtemps ceux que l’on considère comme la “plèbe” finit rarement bien.
La colère gronde déjà, sous différentes formes…
Noé Imare et Vianney Thumerelle, Secrétaire Local Ufap-Unsa Justice de Roanne