La situation au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault a atteint un niveau intolérable et alarmant.
Aujourd’hui, les personnels sont épuisés, broyés par des conditions de travail indignes, soumis à :
- Une surpopulation carcérale massive ;
- Une charge de travail insoutenable ;
- Des plannings dégradés imposant plus de 40 heures sur un cycle de travail de 4 jours ;
- Une pression constante de l’administration ;
- Des heures supplémentaires à répétition dépassant régulièrement le plafond réglementaire des 108 heures trimestrielles.
Le résultat est dramatique :
- Deux agents victimes d’AVC ;
- Plusieurs malaises sur le lieu de travail ;
- Une dégradation grave de la santé physique et mentale des personnels.
Combien faudra-t-il encore de victimes pour que l’administration réagisse ?
L’UFAP-UNSa Justice dénonce avec la plus grande fermeté :
- Une organisation du travail dangereuse ;
- Le non-respect des plafonds d’heures supplémentaires réglementaires ;
- Une absence de prise en compte des alertes ;
- Une mise en danger manifeste des agents.
L’administration a une obligation de protéger ses personnels. Aujourd’hui, elle faillit gravement à cette mission.
L’UFAP UNSa Justice exige :
- La tenue en urgence d’une formation spécialisée (FSSSCT) ;
- Le déclenchement d’une expertise indépendante sur les conditions de travail ;
- L’intervention immédiate de la médecine de prévention ;
- La révision des cycles horaires et la fin des organisations destructrices ;
- Des renforts humains immédiats pour faire face à la surpopulation ;
- La mise en place du poste Agent de Prévention (ADP) dans les plus brefs délais ;
- La reconnaissance des risques psychosociaux graves.
NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE
L’UFAP-UNSa Justice prévient :
Si aucune mesure concrète n’est prise rapidement, nous engagerons toutes les actions nécessaires : droit d’alerte, saisines officielles, mobilisation des personnels et médiatisation nationale
ASSEZ DE MÉPRIS, ASSEZ DE SOUFFRANCE
Les agents pénitentiaires ne sont pas des variables d’ajustement. Ils assurent une mission essentielle dans des conditions déjà difficiles.
Leur santé n’est pas négociable. Leur sécurité n’est pas optionnelle.
UFAP-UNSa Justice Guadeloupe
Mobilisée, déterminée et aux côtés des agents.
Pour le bureau local
UFAP UNSa Justice
Karine PRETERIENS