Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

4 mois ferme pour le récidiviste…

Le vendredi 3 avril 2026

Ce jour, l’UFAP UNSa Justice était présente à l’audience de comparution immédiate concernant un détenu de 27 ans, ayant commis des faits graves au sein du quartier disciplinaire.

Le 12 février 2026, ce détenu, libérable en octobre, a volontairement provoqué un incendie dans sa cellule afin de mettre fin à sa sanction disciplinaire. Lors de l’intervention des personnels pour maîtriser le sinistre et garantir la sécurité, l’individu a adopté une attitude de rébellion par inertie, refusant d’obtempérer. Dans le même temps, il a proféré des insultes à l’encontre des surveillants, les traitant notamment d’« enculés », avant de formuler des menaces explicites à l’encontre d’un surveillant, en évoquant la mise d’un « contrat » sur sa tête à sa sortie.

En état de récidive, le Procureur de la République a requis deux ans ferme pour destruction de biens publics par incendie, outrages et menaces envers un personnel dépositaire de l’autorité publique. L’UFAP UNSa Justice est intervenue à la barre à la demande du ministère publique afin d’apporter des précisions sur les conditions d’intervention et les pratiques professionnelles des personnels. Le tribunal a finalement condamné le détenu à quatre mois ferme ainsi qu’à verser 800 euros de dommages et intérêts au surveillant défendu par Maître Castello, avocat de notre organisation.

L’UFAP UNSa Justice est satisfaite de la rapidité de la réponse pénale, des réquisitions du parquet mais plus réservée sur la peine au regard des faits et de la récidive.

L’UFAP UNSa Justice ne comprend pas pourquoi la Direction ne s’est pas constitué partie civile, au motif que les dégradations seraient minimes. Un incendie volontaire en détention pour se soustraire à une sanction disciplinaire ne peut en aucun cas être considéré comme un fait mineur.

Dans un contexte national particulièrement préoccupant depuis l’assassinat d’Incarville et les actions violentes Du groupe DDPF, les personnels pénitentiaires sont de plus en plus exposés à des menaces de représailles et de « contrats ». Ces dérives traduisent une volonté d’intimidation des personnels chargés de faire respecter la loi au sein des établissements pénitentiaires.

L’UFAP UNSa Justice demande des réponses pénales fermes. Les personnels pénitentiaires et leur famille ne doivent subir ni violences, ni menaces, ni pressions, dedans comme dehors.

Pour le bureau local

Le secrétaire Pierre Grousset

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