Le 13 juillet 2026
Les exemples se multiplient et illustrent parfaitement les défaillances dans l’organisation de l’ARPEJ.
Premier exemple : la veille d’une extraction judiciaire, les personnels du PREJ d’Albi, en préparant leur mission au départ de la maison d’arrêt de Rodez, découvrent que le détenu avait accepté le recours à la visioconférence… 48 heures auparavant. Comment peut-on mobiliser des agents, des véhicules et des moyens logistiques alors que cette information était connue depuis deux jours ?
Deuxième exemple : des agents se présentent à 6 h 00 à la maison d’arrêt d’Albi pour assurer leur mission, alors qu’ils avaient terminé leur service la veille à 23 h 15. Arrivés sur place, les agents apprennent que la mission est annulée depuis la veille à 14 h 00. Réveillé pour l’occasion, l’officier responsable leur apportera pour seule réponse :
« Ben… on a oublié de vous prévenir. »
INADMISSIBLE !
Ce n’est pas aux personnels de subir les conséquences d’une organisation défaillante, d’un manque de communication ou d’un défaut d’anticipation. À chaque erreur d’organisation, ce sont les agents qui perdent du temps, voient leurs amplitudes horaires s’allonger, accumulent la fatigue et subissent un profond manque de considération.
LES AGENTS NE SONT PAS RESPONSABLES DES DÉFAILLANCES DE LA HIÉRARCHIE !
Le professionnalisme des personnels ne peut plus servir à masquer les erreurs d’organisation.
LE PROBLÈME N’EST PAS LE TERRAIN. LE PROBLÈME EST L’ORGANISATION.
Assez de faire supporter aux agents les conséquences d’une gestion défaillante. La coupe est pleine et notre patience a des limites.
À force de négliger les alertes et les contraintes des agents, c’est le service public pénitentiaire tout entier que l’on met en péril. Les personnels répondent présents chaque jour, parfois au prix de leur santé, de leur vie familiale et de leur sécurité. En retour, ils exigent une organisation fiable, une hiérarchie responsable et le respect qui leur est dû.
Les agents n’attendent plus d’excuses ni d’explications de circonstance. Ils exigent des actes, des décisions concrètes et que chacun assume pleinement ses responsabilités.
LE RESPECT DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE.
Le bureau local UFAP UNSa Justice du PREJ d’Albi