Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

Un management en mode «quoi qu’ il en coûte»

03/07/2026

Circulez, il n’y a rien à voir ? Certainement pas.

Depuis son arrivée, Monsieur le Directeur impose sa feuille de route à marche forcée. Tout doit aller vite, toujours plus vite. Une seule ligne de conduite semble prévaloir : appliquer les directives, coûte que coûte, sans tenir compte des conséquences humaines.

Les décisions sont prises avant même que le dialogue social ne puisse avoir lieu. Affectation de cinq postes PEP, appels à candidatures pour les fonctions d’officier… Autant de réorganisations engagées sans validation préalable en CSA. Pourquoi réunir les instances si tout est déjà décidé ?

À Seysses, la méthode est simple : on décide d’abord, on discute ensuite.

Le service des parloirs illustre parfaitement cette dérive. En quelques mois, les personnels ont dû faire face à des refus de congés, une multiplication des demandes d’explications, des lettres d’observation à répétition, des soupçons de disparition de documents administratifs, allant même jusqu’à faire ressurgir de prétendus dysfonctionnements datant de 2024, ravivant des tensions que les agents pensaient définitivement derrière eux.

Le résultat est dramatique : Un collègue est aujourd’hui sous traitement médicamenteux. Un second a dû être évacué vers les urgences en cardiologie en plein service. Au regard du climat de travail dénoncé depuis plusieurs mois par les agents, cette situation n’a malheureusement surpris personne.

Aujourd’hui, les effets de ce management sont visibles. Les personnels travaillent sous une pression permanente. À force de tirer sur la corde, elle finit inévitablement par casser.

L’UFAP exige :

  • Le respect du dialogue social et des compétences des instances représentatives.
  • L’arrêt des réorganisations imposées sans concertation.
  • Une véritable évaluation des risques psychosociaux.
  • La fin d’un management qui s’en prend à ceux qui assurent quotidiennement le fonctionnement de l’établissement, comblent les manques d’effectifs, s’épuisent et subissent déjà les agressions.

Aujourd’hui, deux agents ont craqué. Demain, qui sera le prochain ? La santé et la sécurité des personnels doivent enfin devenir une priorité. Le mépris, la pression permanente et les méthodes autoritaires ne peuvent plus constituer la politique managériale de notre établissement.

L’UFAP restera pleinement mobilisée pour défendre les personnels, leur santé, leurs conditions de travail et le respect de leurs droits.

Pour le Bureau Local UFAP UNSa Justice SEYSSES   

J.P VIATGE

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