Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

Un surveillant lacéré au visage par un récidiviste !

Le mardi 7 juillet 2026

Ce soir, au moment du repas au 2ᵉ CD, un détenu âgé de 26 ans, particulièrement dangereux libérable en 2032 à une nouvelle fois fait parler la violence. Armé d’un couteau de table non autorisé, il a menacé deux surveillants qui ont fermé rapidement la porte. Une équipe d’intervention a immédiatement été constituée afin de procéder à la maîtrise de l’individu retranché dans le fond de sa cellule.

Au cours de cette intervention, un collègue a été lamé à plusieurs reprises au visage malgré le port d’un casque d’intervention.

Cet individu est bien connu de notre établissement.

  • 24 juin 2024 : agression d’un brigadier-chef encadrement par projection d’excréments, violences sur les personnels et multiples incidents.
  • 25 septembre 2024 : lors de son transfert en hospitalisation d’office, il oppose une violente résistance. Quatre surveillants sont blessés.
  • 8 novembre 2024 : il est condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et l’exclusion définitive du territoire Français, avec mandat de dépôt, pour ces violences commises sur les personnels pénitentiaires.

Son parcours carcéral est marqué par une succession de faits d’une extrême gravité: violences sur les personnels, violences sur des codétenus, détention d’arme, incendie volontaire de cellule, refus d’obtempérer, agressions répétées et comportement particulièrement dangereux.

Et pourtant… Cet individu est toujours incarcéré dans notre établissement. L’UFAP UNSa Justice rappelle pourtant que les victimes ne doivent pas être en contact avec leurs agresseurs. Force est de constater que ce principe n’est une nouvelle fois pas respecté.

Comment accepter qu’un détenu condamné pour avoir agressé des personnels continue à côtoyer quotidiennement les agents de l’établissement où ces faits ont été commis ?

L’UFAP UNSa Justice déplore que la direction n’ait pas fait intervenir les ERIS pour cet individu qui est passé 19 fois en commission de discipline depuis son arrivé

L’UFAP UNSa Justice dénonce avec la plus grande fermeté cette situation, qui expose une nouvelle fois les personnels à un individu dont la dangerosité est connue de tous.

L’UFAP UNSa Justice EXIGE :

  • Une sanction disciplinaire maximale de 30 jours de quartier disciplinaire.
  • Une nouvelle comparution immédiate afin qu’il réponde de cette nouvelle tentative d’homicide et des violences commises sur les personnels.
  • Son transfert, que nous avions déjà demandé après sa condamnation sans succès en novembre 2024, dans une UDV
  • La construction rapide d’établissement spécialement adapté pour tous ses agresseurs qui pullulent dans nos détentions classiques

Face à cette nouvelle agression, l’UFAP UNSa Justice, en soutien à notre collègue balafré au visage, appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser des 6H00 du matin devant la porte de notre établissement.

Pour le bureau local

Le secrétaire Pierre Grousset

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